(lavoixdesentreprises.info) – Leader mondial dans la production de malt, le groupe agro-industriel français Soufflet Malt annonce la construction d’une malterie en Afrique du Sud. À travers cet investissement, l’entreprise marque ainsi son expansion sur le continent africain.
Soufflet Malt, acteur incontournable dans le domaine de la production de malt pour l’industrie brassicole, continue son développement à l’échelle internationale. En choisissant l’Afrique du Sud comme destination pour son nouveau projet, l’entreprise française s’illustre par sa volonté de s’imposer au-delà des frontières européennes. En effet, le groupe a récemment annoncé la construction d’une malterie dans le district de Sedibeng, avec un investissement prévu de 100 millions d’euros, équivalant à environ 108,4 millions de dollars.
Ce projet, dévoilé dans un communiqué le 7 mars, s’inscrit dans le cadre d’un partenariat stratégique avec la célèbre brasserie néerlandaise Heineken. La future malterie, dont la mise en service est anticipée pour le premier semestre 2027, devrait atteindre une capacité de production annuelle d’environ 100 000 tonnes de malt. Cette initiative permet non seulement de renforcer la présence de Soufflet Malt en Afrique, mais également d’assurer un approvisionnement direct pour les opérations de Heineken dans le pays.
Bien que la date exacte de début des travaux n’ait pas encore été communiquée, Guillaume Couture, Directeur de Soufflet Malt pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique, a exprimé son enthousiasme à propos de cette collaboration, la qualifiant de « nouveau chapitre passionnant » pour l’entreprise. Cette coopération vise à solidifier la chaîne d’approvisionnement en malt en Afrique du Sud, un marché en pleine croissance.
Un aspect essentiel de ce projet est l’accent mis sur l’approvisionnement local. Une fois opérationnelle, la malterie dépendra d’un réseau de 200 agriculteurs sud-africains pour fournir l’orge nécessaire à sa production. Soufflet Malt a déjà entamé des démarches pour établir des partenariats durables avec ces producteurs, qu’ils soient déjà établis ou en phase de développement. L’entreprise prévoit d’offrir des formations et un soutien commercial afin d’aider ces agriculteurs à optimiser leurs pratiques agronomiques et ainsi produire de l’orge de qualité supérieure.
Bien que les détails quant au volume d’orge requis pour le bon fonctionnement de la malterie ne soient pas encore disponibles, il est probable que cette demande incitera les agriculteurs à accroître leur investissement dans la culture de l’orge. Actuellement, la production d’orge en Afrique du Sud peine à atteindre les niveaux antérieurs ; en 2020, la production avait atteint un pic de 588 000 tonnes, tandis qu’en 2024, elle n’a été que de 374 000 tonnes, selon les dernières estimations du Crop Estimates Committee (CEC).
L’orge, céréale d’hiver cultivée principalement dans certaines zones des provinces du Cap-Nord, du Cap-Occidental et du Nord-Ouest, est destinée principalement à la production de malt pour l’industrie brassicole, mais elle est également utilisée dans l’alimentation animale. Avec cette initiative, Soufflet Malt pourrait non seulement revitaliser la culture de l’orge en Afrique du Sud, mais aussi contribuer à la durabilité du secteur agricole local.
Ainsi, l’initiative de Soufflet Malt en Afrique du Sud représente une opportunité significative pour dynamiser l’économie locale et renforcer les liens entre l’industrie agro-alimentaire et les producteurs régionaux. En s’engageant dans un projet aussi ambitieux, le groupe français démontre sa confiance en l’avenir du marché sud-africain et son souhait de participer activement à son développement.
Anatole Bidias


