(LVDE) — Le groupe bancaire gabonais BGFIBank entend renforcer sa présence dans les industries extractives du continent africain. À l’occasion du Mining Indaba, la plus grande conférence minière d’Afrique organisée au Cap, le groupe a présenté sa stratégie pour accompagner la croissance des acteurs du secteur minier dans plusieurs pays africains.
Du 9 au 12 février 2026, le Cap a accueilli le Mining Indaba, rendez-vous incontournable des professionnels du secteur minier africain. Pour BGFIBank, cette rencontre est bien plus qu’une simple présence institutionnelle : elle traduit la volonté du groupe gabonais de s’imposer comme un partenaire financier de choix pour les industries extractives du continent. Présent dans une dizaine de pays africains, BGFIBank mise sur une approche proactive, combinant expertise locale et appui stratégique aux entreprises minières, des compagnies établies aux sociétés de sous-traitance.
En Côte d’Ivoire, la filiale locale du groupe a récemment intégré le Groupement Professionnel des Miniers (GPMCI), un geste destiné à faciliter l’accès au financement pour les entreprises locales et soutenir le développement du secteur. De son côté, BGFIBank RDC participe régulièrement au DRC Mining Week, événement majeur pour le secteur minier congolais. En 2025, Isaac Ibuabu, Directeur de la Banque des Particuliers et PME, avait souligné que l’expertise de la banque repose sur des équipes dédiées à chaque catégorie d’acteurs, capables de proposer des solutions adaptées aux besoins financiers des mines et de leurs fournisseurs.
Cette année encore, les directeurs généraux de BGFIBank Côte d’Ivoire et RDC, Francesco de Musso et Kaféhé Silué, ont représenté le groupe au Mining Indaba, accompagnés d’Alain Fazili Bula, chef de la division Entreprises à BGFIBank RDC, participant à un panel sur le financement minier. Leur message est clair : les partenariats locaux sont essentiels pour soutenir un secteur en pleine expansion, tout en consolidant la place des banques africaines dans le financement des projets extractifs.
L’initiative de BGFIBank s’inscrit dans un mouvement plus large. Ecobank, Coris Bank et AFG Bank multiplient désormais les lignes de financement pour accompagner la construction et l’extension de mines sur le continent. Au Mali, AFG Bank a ainsi lancé fin 2025 une enveloppe de 100 milliards FCFA (181 millions USD) destinée aux fournisseurs et entreprises de sous-traitance, tandis qu’au Cameroun, la banque contribue à mobiliser des fonds pour la construction de Minim Martap, première mine de bauxite du pays.
Pour autant, la montée en puissance des banques africaines dans le financement minier reste encore en phase de consolidation. Le défi principal consiste à démontrer leur capacité à rivaliser avec les institutions financières internationales qui dominent historiquement le secteur. La pérennité des initiatives, l’ampleur des financements mobilisés et la qualité des partenariats seront déterminants pour que des groupes comme BGFIBank s’imposent durablement comme acteurs majeurs du financement minier sur le continent.
Esther Grace



