(LVDE) — La fin du partenariat entre le Douane camerounaise et la société TransAtlantic D S.A., en charge du scanning des conteneurs au Port autonome de Douala, est désormais effective. La restitution des équipements informatiques marque un tournant dans la gestion des opérations de contrôle au principal port commercial du pays.
La collaboration entre la Douane camerounaise et TransAtlantic D S.A., entreprise spécialisée dans le scanning des conteneurs, prend officiellement fin. Cette décision, instruite par le ministre des Finances Louis Paul Motaze, fait suite aux orientations données lors de la réunion de la présidence du 23 janvier 2026, visant à redéfinir les partenariats publics‑privés dans la gestion des flux portuaires. Dès le lendemain, les équipements informatiques mis à disposition pour la continuité du service ont été restitués à TransAtlantic D S.A., marquant la concrétisation de cette séparation.
Le procès-verbal de restitution, dressé le 10 février 2026 à Douala, détaille la remise de matériels essentiels au fonctionnement du scanning et de la digitalisation des opérations. Vingt-cinq ordinateurs portables complets de marque HP avec chargeurs, trois ordinateurs portables HP sans chargeurs, deux ordinateurs portables Dell complets et quatre modems MTN Home Box ont été remis à Youta Emmanuel, représentant de TransAtlantic D S.A. Ces outils, utilisés pour le contrôle documentaire et la supervision des scanners, constituent le cœur des opérations de vérification et de traçabilité des marchandises au port de Douala.
Depuis plusieurs semaines, des discussions sur la rationalisation des services portuaires et la redéfinition des responsabilités des prestataires privés circulaient dans le secteur. La décision de mettre fin à cette collaboration avec TransAtlantic D S.A., au profit de la Société Générale de Surveillance (SGS), s’inscrit dans une volonté affirmée des autorités de renforcer le contrôle et la transparence des opérations douanières. Selon des sources proches du dossier, l’objectif est de garantir une maîtrise publique plus directe des activités sensibles, tout en modernisant la chaîne de traitement des conteneurs et en sécurisant les recettes.
Du côté des opérateurs portuaires et des transitaires, la décision suscite à la fois des interrogations et des attentes. Certains soulignent l’importance de TransAtlantic D S.A. pour préserver la fluidité des flux, essentielle au commerce extérieur, tandis que d’autres s’inquiètent du retour de la SGS, dont l’efficacité n’a pas été pleinement démontrée depuis plus d’une décennie. La crainte est que ce changement puisse affecter la traçabilité et la régularité du scanning et du contrôle des marchandises au port de Douala-Bonabéri.
Le PAD, principal hub maritime du Cameroun, demeure au centre de ces enjeux stratégiques, car toute perturbation ou amélioration dans le processus de scanning a des répercussions directes sur les importateurs, les exportateurs et sur l’économie nationale.
Alors que les autorités s’emploient à assurer la continuité des services, des initiatives sont déjà à l’étude pour déployer des solutions internes et de nouvelles technologies capables de maintenir l’efficacité des opérations. Le suivi de cette transition sera déterminant pour mesurer l’impact réel de la fin de la collaboration avec TransAtlantic D S.A., tant sur les performances opérationnelles que sur la sécurité et la régularité des flux portuaires.
Raphael Mforlem



