(LVDE) — Du bitumage à l’entretien des axes stratégiques, en passant par les études techniques et le contrôle des travaux, le secteur routier camerounais a connu une intense activité ces dernières années. Entre 2021 et 2025, le Ministère des Travaux publics a contractualisé avec 214 entreprises nationales et internationales, dans un cadre réglementaire présenté comme rigoureux et transparent.
Sur les chantiers routiers du Cameroun, les engins ne travaillent pas seuls. Derrière chaque tronçon entretenu, chaque route nouvellement construite ou réhabilitée, se trouve un dispositif administratif et technique structuré. Selon les données officielles du Ministère des Travaux publics (MINTP), pas moins de 214 entreprises ont été retenues entre 2021 et 2025 pour exécuter les projets routiers à travers le pays.
Ces marchés concernent une large palette d’interventions : travaux d’entretien courant et périodique, construction d’infrastructures neuves, opérations de bitumage économique, études préalables, missions de contrôle et de supervision, sans oublier la fourniture de produits stabilisants et d’équipements spécifiques. Des entreprises locales côtoient ainsi de grands groupes internationaux, illustrant la diversité des acteurs impliqués dans la modernisation du réseau routier.
Contrairement à certaines critiques récurrentes, les autorités assurent que l’attribution des marchés obéit à des règles strictes. La procédure démarre dès la maturation des projets et se poursuit par la planification, la publication des appels d’offres ou des avis de manifestation d’intérêt, puis l’ouverture publique des plis. Les dossiers sont ensuite examinés sur les plans administratif, technique et financier par des commissions habilitées, avant la proposition et l’attribution définitive des marchés. En moyenne, l’analyse des offres s’effectue dans un délai réglementaire d’environ 21 jours ouvrables.
Le processus mobilise plusieurs acteurs clés : le Maître d’ouvrage ou son délégué, les Commissions de passation des marchés, ainsi que les organes de régulation, au premier rang desquels l’Autorité de Régulation des Marchés publics (ARMP). Leur rôle est de veiller à l’équité, à la transparence et au respect des textes en vigueur.
Depuis 2018, la plateforme électronique COLEPS est venue renforcer ce dispositif. En dématérialisant l’ensemble des procédures, elle garantit la traçabilité des opérations, l’égalité d’accès à l’information et limite les risques de fraude. À cela s’ajoute la catégorisation des entreprises du BTP, qui conditionne l’accès aux marchés en fonction des capacités techniques, humaines et financières.
Dans ce cadre, le MINTP a signé des contrats avec de nombreux prestataires, parmi lesquels des PME camerounaises et des groupes internationaux reconnus tels que Razel Cameroun, Arab Contractors, China First Highway Engineering Company, China Harbour Engineering Company, EGIS Cameroun ou encore Kiama SA. Une dynamique qui traduit, selon les autorités, la volonté de doter le pays d’infrastructures routières durables, tout en respectant les principes de bonne gouvernance.
Raphael Mforlem



