(LVDE) – Lors de sa réunion des 9 et 10 décembre, le Conseil d’administration de l’Agence de régulation des télécommunications (ART) a validé son plan d’action pour 2026, augmentant le budget d’environ 3 milliards FCFA par rapport à l’année précédente, pour atteindre 77,5 milliards FCFA.
Les 9 et 10 décembre, le Conseil d’administration de l’Agence de régulation des télécommunications (ART) s’est réuni pour finaliser son plan d’action pour l’année 2026. Dans un contexte de croissance continue des besoins en télécommunications, les membres ont décidé d’augmenter le budget à 77,5 milliards FCFA. Cette augmentation représente une hausse de 5,4 % par rapport au budget de 73 milliards FCFA établi pour 2025. La nouvelle prévision excède de près de 3 milliards FCFA le budget de l’année précédente, ce qui reflète l’engagement de l’ART à renforcer ses capacités opérationnelles.
Justine Diffo, présidente du Conseil d’administration, a souligné que le budget 2026 inclut des projets stratégiques visant à moderniser l’infrastructure télécommunicationnelle du pays. Parmi ces projets, on trouve l’acquisition d’équipements de contrôle et de gestion, essentiels pour le déploiement de technologies avancées comme la 5G et l’internet par satellite. En outre, l’extension du laboratoire d’homologation des équipements et le renforcement des compétences du personnel sont également prioritaires.
Cette décision de porter le budget est d’autant plus significative dans un contexte où l’ART doit faire face à des défis financiers considérables. Lors de la réunion, le Conseil a exprimé des inquiétudes concernant la dette accumulée auprès de l’agence, notamment de la part des opérateurs de télécommunications tels que Camtel et Viettel Cameroun. Ces impayés s’élèvent à environ 30 milliards FCFA, constitués principalement de factures de redevances non réglées et de sanctions en attente de paiement.
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Ce lancement du recouvrement des créances, annoncé en avril dernier, devrait contribuer à améliorer la situation financière de l’ART et à sécuriser les ressources nécessaires pour ses initiatives de développement. Le succès de cette démarche sera crucial pour assurer le financement des projets ambitieux prévus pour l’année prochaine.
Le budget pour 2026 symbolise donc non seulement une volonté d’innovation, mais aussi une nécessité de gestion rigoureuse des ressources. Les investissements planifiés devraient également avoir un impact direct sur la qualité des services de télécommunication, directement ressentis par les utilisateurs finaux. En plaçant l’accent sur l’équipement moderne et le capital humain, l’ART vise à se positionner comme un acteur clé dans la transformation numérique du pays.
Ainsi, cette réunion du Conseil d’administration marque une étape importante dans le développement des télécommunications au Cameroun, en ouvrant la voie à une régulation plus efficace et à un soutien accru pour l’innovation technologique. L’ART semble résolue à ne pas seulement gérer, mais aussi anticiper l’avenir des télécommunications dans un paysage en pleine évolution.
Raphael Mforlem


