(LVDE) – Le 19 novembre 2025, une réunion stratégique au siège de la SNH a rassemblé les autorités camerounaises et équato-guinéennes pour valider la construction de deux pipelines destinés au champ gazier transfrontalier Yoyo-Yolanda, un projet à fort potentiel économique.
Une rencontre de haut niveau s’est tenue le 19 novembre 2025 au siège de la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH) à Yaoundé. Nathalie Moudiki, en qualité de représentante de l’Administrateur Directeur Général, a accueilli Teodoro Nguema Obiang Mangue, le Vice-Président de la République de Guinée Équatoriale. Cette rencontre qui a rassemblé des personnalités influentes telles que le Ministre d’État en charge des Affaires Étrangères, de la Coopération Internationale et de la Diaspora équato-guinéenne, ainsi que le Ministre des Hydrocarbures et du Développement Minier, a eu pour objectif d’évaluer l’état d’avancement du projet pétrolier Yoyo/Yolanda.
Ce projet, qui attire l’attention des deux nations, concerne le développement d’un champ gazier transfrontalier, dont les réserves sont estimées à environ 2 500 milliards de pieds cubes. Au cours de cette réunion, les lignes directrices pour le développement de ce champ stratégique ont été établies, avec un accent sur la construction de deux pipelines d’exportation, complétés par un traitement séparé à Bipaga, au Cameroun, et à Punta Europa, en Guinée Équatoriale.
Le projet Yoyo/Yolanda représente une avancée significative pour le secteur énergétique de ces deux pays, en offrant des perspectives de croissance économique et de diversification des ressources énergétiques. Il constitue également un élément clé dans l’intégration énergétique de la région. La mise en place de ces infrastructures de transport et de traitement est cruciale pour maximiser l’utilisation des ressources gazières et renforcer la coopération entre le Cameroun et la Guinée Équatoriale.

Les participants à l’audience ont également discuté des ambitions et des perspectives de Tradex Guinée-Équatoriale, qui joue un rôle central dans la mise en œuvre du projet. Ce partenariat entre les deux pays pourrait redéfinir le paysage énergétique régional, en augmentant la production et en facilitant l’accès aux marchés internationaux.
Avec cette étape validée, le projet Yoyo/Yolanda devrait accélérer le développement des infrastructures nécessaires à l’exploitation des ressources gazières, contribuant ainsi à la sécurité énergétique des deux nations. D’ici là, les gouvernements doivent travailler de concert pour finaliser les aspects techniques et réglementaires nécessaires à la réalisation de cette ambition commune.
Ainsi, cette collaboration, initiée par un dialogue constructif entre Yaoundé et Malabo, augure d’un avenir prometteur pour le secteur pétrolier et gazier en Afrique centrale, consolidant les relations bilatérales et renforçant la position stratégique des deux pays sur la scène énergétique continentale.
Raphael Mforlem
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