(LVDE) – Le ministère de l’Eau et de l’Énergie a dévoilé une liste d’entreprises présélectionnées pour mettre à jour le Plan directeur national de production, de transport et de distribution d’électricité, dans le cadre d’une réforme stratégique soutenue par la Banque mondiale.
Dans un contexte où la demande en électricité ne cesse de croître au Cameroun, le ministère de l’Eau et de l’Énergie a récemment annoncé la présélection d’une dizaine d’entreprises pour la mise à jour du Plan directeur national de production, de transport et de distribution d’électricité. Cette initiative, orchestrée par l’Unité de coordination du Programme de réformes du secteur de l’électricité (PRSE), vise à établir un cadre de planification énergétique adapté aux défis actuels et futurs du pays.
Financée par l’Association internationale de développement (IDA), une branche de la Banque mondiale, cette mission a pour objectif d’élaborer un outil de planification énergétique à jour qui accompagnera les investissements dans un secteur en pleine mutation. La révision du plan directeur est cruciale pour répondre à l’augmentation de la demande énergétique et promouvoir une diversification du mix énergétique national.
Parmi les entreprises présélectionnées figurent des acteurs de renommée dans le domaine du génie énergétique. On retrouve Électricité de France (EDF), un pilier de l’industrie électrique, aux côtés de sociétés telles qu’IED Consult & HB Consults, le groupement Artelia & Nodalis, ainsi que plusieurs consortiums, dont Ginger & Sofreco & Genex, et MRC & Seureca. La sélection du consultant chargé de la mission se fera selon la méthode de Sélection Fondée sur la Qualité et le Coût (SFQC), garantissant ainsi que le choix repose sur une proposition technique complète.
Cette étude revêt une importance capitale. Elle permettra d’intégrer de nouveaux paramètres liés à la transition énergétique, à la croissance démographique, à l’électrification rurale et au développement des énergies renouvelables dans le plan directeur. En effet, le Cameroun doit faire face à des défis variés, notamment l’accès à l’électricité dans les zones rurales, où la demande est souvent sous-estimée. L’intégration des énergies renouvelables, telles que l’hydroélectricité, le solaire et l’éolien, est essentielle pour répondre à ces besoins croissants.
Le document stratégique qui résultera de cette mise à jour constituera une véritable feuille de route pour orienter les futurs investissements, tant publics que privés, dans le secteur électrique camerounais. En effet, le gouvernement s’est engagé à améliorer l’accès à l’électricité et à garantir la durabilité du système énergétique, ce qui est crucial pour soutenir le développement économique du pays.
Avec une population en pleine expansion et une urbanisation rapide, le Cameroun doit se préparer à des défis énergétiques sans précédent. La mise à jour du plan directeur national est donc un pas dans la bonne direction, témoignant de l’engagement du pays envers une transition énergétique durable et responsable. Les résultats de cette mission devraient également favoriser une meilleure coordination entre les différents acteurs du secteur, afin d’assurer une réponse collective et efficace aux enjeux énergétiques.
Cette initiative promet de transformer le paysage énergétique camerounais en modernisant les infrastructures existantes et en intégrant des solutions innovantes. Le Cameroun se positionne ainsi pour faire face aux défis de demain, tout en se dotant des outils nécessaires pour réussir sa transition énergétique.
Amélie Yandal


