Blédine Banana & Milk
(LVDE) – La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la Répression des Fraudes (Dgccrf) du Gabon a annoncé le 22 septembre 2025, le retrait immédiat de plusieurs céréales infantiles de la marque française Blédine, en raison de la présence d’aflatoxines. Pendant ce temps, aucune mesure semblable n’a été prise au Cameroun, laissant les consommateurs dans l’incertitude.
Le 22 septembre 2025, une alerte sanitaire a été lancée au Gabon, entraînant le retrait de quatre références de céréales infantiles de la marque française Blédine. La décision émise par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la Répression des Fraudes (Dgccrf) a été motivée par la détection d’aflatoxines, des substances potentiellement nocives pour la santé humaine, produites par certaines moisissures. Cette mesure vise à protéger la population, en particulier les plus jeunes, souvent vulnérables face à des produits alimentaires contaminés.
Les produits concernés incluent des boîtes de 400 g de « Blédine céréales saveur vanille gourmande », « Blédine saveur biscuitée et lait », « Blédine banane et lait », ainsi que « Blédine miel et lait ». La Dgccrf a formellement interdit leur commercialisation sur l’ensemble du territoire gabonais et a demandé aux distributeurs de retirer ces articles de leurs circuits de vente. Dans son communiqué, la Dgccrf a également exhorté les consommateurs à faire preuve de prudence et à contacter les autorités pour toute information supplémentaire.
D’après des sources de la presse française, ces céréales avaient été mises en vente entre le 26 mars et le 15 septembre 2025, dans divers points de vente, y compris des supermarchés, des pharmacies, et sur le site internet de la marque. Bien que Blédine ait affirmé que la consommation occasionnelle de ces produits ne présente pas de risque immédiat, l’alerte a suscité des inquiétudes parmi les parents.
Face à cette situation, la réaction du gouvernement camerounais a été remarquablement timide. Alors que le Gabon a agi rapidement pour protéger la santé de ses citoyens, le Cameroun semble laisser ses consommateurs dans une zone d’incertitude. Des produits potentiellement dangereux continuent d’être présents sur le marché camerounais sans aucune mesure de retrait ou d’alerte officielle. Cette absence de réaction officielle suscite des interrogations et des inquiétudes chez de nombreux parents, qui se demandent si les mêmes produits sont disponibles dans leur pays.
Les conséquences d’une telle inaction peuvent être graves. Les aflatoxines sont connues pour leur toxicité et leur potentiel cancérigène, en plus de causer des dommages au foie. La consommation de ces substances peut avoir des effets néfastes, surtout pour les enfants dont le système immunitaire est encore en développement. La vigilance est donc de mise, et les parents sont invités à surveiller les produits alimentaires qu’ils achètent pour leurs enfants.
Alors que le Gabon montre l’exemple en prenant des mesures proactives pour protéger la santé publique, le Cameroun doit également s’interroger sur ses protocoles de sécurité alimentaire et sur la manière dont il gère la présence de produits importés susceptibles d’être contaminés. Les autorités de régulation doivent agir rapidement pour assurer la sécurité des consommateurs et éviter des situations similaires à l’avenir.
La situation actuelle souligne l’importance d’une communication transparente et d’une réactivité rapide des gouvernements face aux alertes sanitaires. Les consommateurs doivent pouvoir faire confiance à la qualité des produits qu’ils achètent, sans craindre pour la santé de leurs enfants. Dans un contexte où la sécurité alimentaire est primordiale, le Cameroun doit impérativement renforcer ses contrôles et intervenir promptement pour protéger ses citoyens.
Amélie Yandal


