(LVDE) – Lors de sa visite officielle en Turquie, le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a signé huit protocoles d’accord visant à renforcer la coopération bilatérale. Ces accords ouvrent de nouvelles opportunités pour les entreprises gabonaises et turques dans des secteurs clés.
La récente visite d’État en République de Turquie du président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a marqué un tournant notable dans les relations entre les deux nations. En effet, cette rencontre a donné lieu à la signature de huit protocoles d’accord, témoignant d’un engagement mutuel à renforcer la coopération bilatérale. Ces accords, annoncés le 31 juillet par la Présidence gabonaise, visent à diversifier et moderniser l’économie du Gabon, un pays riche en ressources naturelles mais confronté à des défis de développement.
Parmi les secteurs couverts par ces accords figurent l’énergie, les hydrocarbures, le pétrole et le domaine minier. Le Gabon, qui aspire à maximiser la rentabilité de ses ressources fossiles tout en se préparant à une transition énergétique, voit dans ces partenariats une opportunité de dynamiser ses industries. En particulier, les accords liés aux hydrocarbures encouragent les investissements conjoints dans l’exploration et la production de pétrole et de gaz naturel, des secteurs cruciaux pour l’économie gabonaise.
La coopération dans le domaine des énergies renouvelables est un autre point fort des accords. Le Gabon, confronté à des infrastructures énergétiques encore insuffisantes, bénéficiera de projets communs dans les énergies vertes. Ces initiatives incluent un transfert d’expertise turque en matière de transport et de distribution d’électricité, contribuant ainsi à améliorer l’accès à l’énergie dans plusieurs régions du pays. Cela répond à une nécessité pressante, alors que le Gabon cherche à développer ses capacités en matière d’électricité et à diversifier ses sources d’énergie.
En ce qui concerne le secteur minier, le protocole de partenariat incite à intensifier l’exploration et le développement des ressources minérales. Le Gabon est riche en manganèse, fer et or, et ces accords visent à structurer de manière plus efficace la chaîne de valeur minière, en s’appuyant sur des partenaires étrangers. Cette volonté de mieux exploiter les ressources naturelles pourrait également favoriser la création d’emplois et le développement d’infrastructures locales.
La création d’un conseil d’affaires Gabon-Turquie est également prévue, visant à faciliter les échanges et à renforcer les liens commerciaux entre les deux pays. Ce conseil pourrait jouer un rôle clé dans la mise en œuvre des projets convenus et dans l’accompagnement des entreprises des deux nations. En parallèle, des initiatives de coopération en matière de santé militaire et d’éducation sont également envisagées, portant ainsi les relations bilatérales au-delà du seul secteur économique.
Avec ces accords, la Turquie se positionne comme un partenaire privilégié pour le Gabon. Ce rapprochement pourrait offrir des avantages mutuels significatifs, notamment en termes d’accès à de nouvelles technologies et de savoir-faire dans des domaines encore sous-développés au Gabon. Alors que le pays s’efforce de moderniser son économie et de diversifier ses sources de revenus, ces nouveaux marchés pourraient s’avérer cruciaux pour son avenir.
Anatole Bidias



