Bruno Jean Richard Itoua, ministre congolais des Hydrocarbures
(LVDE) – Élucidée en quinze points, cette nouvelle approche a été présentée par Bruno Jean Richard Itoua, ministre congolais des Hydrocarbures, lors de la première réunion semestrielle de cabinet.
Le 25 juin 2025, le ministère congolais des Hydrocarbures a tenu sa première réunion semestrielle de cabinet, un événement crucial pour faire le point sur les activités menées entre janvier et juin de cette année. Le ministre Bruno Jean Richard Itoua, entouré de ses collaborateurs, a identifié les faiblesses du fonctionnement actuel afin de rediriger efficacement les efforts pour le semestre à venir.
« Cette réunion nous a permis de passer en revue les six derniers mois, d’évaluer nos réussites et d’en tirer des leçons. Nous avons la responsabilité de gérer la ressource principale du pays : le pétrole et le gaz. C’est un devoir que nous devons accomplir avec professionnalisme et performance », a déclaré le ministre Itoua.
Au cours de cette rencontre, le ministre a exposé quinze axes stratégiques que son équipe devra suivre pour améliorer la bonne gouvernance dans le secteur pétrolier. Ces orientations visent à assurer une gestion plus efficace des ressources et à maximiser les retombées économiques pour le pays.
Concernant le sous-secteur de l’amont pétrolier, Itoua a annoncé plusieurs mesures à court terme. L’objectif est d’optimiser les conditions d’investissement tant pour l’exploration que pour la production, afin d’augmenter la production de pétrole d’ici la fin de l’année. « Notre ambition est d’atteindre une production de 5000 barils équivalents pétrole d’ici 2031. Cela nécessite des négociations pour obtenir des conditions d’attractivité et d’incitation à l’investissement », a-t-il précisé.
Le secteur aval, quant à lui, fait face à une crise majeure de carburant qui perdure depuis plus d’un an. En réponse à cette situation, le ministre a proposé des mesures audacieuses. Il prévoit une importation massive de produits pétroliers pour garantir leur disponibilité et stabiliser les prix sur le marché. « Nous allons lancer une opération d’importation massive, appelée ‘Coup de poing’, pour assurer trois mois d’autonomie en carburant. De plus, nous constituerons trois stocks de sécurité, dont deux de quinze jours et un d’un mois », a-t-il ajouté.
Pour résoudre durablement la crise, le ministre a également annoncé la relance de la construction de la seconde raffinerie et la mise en place d’un oléoduc reliant Pointe-Noire à Brazzaville, destiné à faciliter la distribution des produits pétroliers.
Cette réunion semestrielle a été l’occasion pour le gouvernement congolais de mettre en lumière ses ambitions et ses engagements vis-à-vis du secteur des hydrocarbures. En identifiant les échecs et en proposant des solutions concrètes, le ministre Itoua a souligné la nécessité d’une gestion proactive et efficace des ressources pétrolières pour le développement économique du pays.
L’atteinte des objectifs fixés dépendra de l’engagement de toutes les parties prenantes. Le gouvernement congolais aspire à transformer le paysage pétrolier national, en garantissant non seulement une production accrue, mais aussi une meilleure accessibilité des carburants pour ses citoyens. Avec ces nouvelles orientations, le Congo Brazzaville entend se positionner comme un acteur clé dans le secteur pétrolier africain tout en répondant aux besoins pressants de sa population.
Sorelle Ninguem


