(LVDE) – Après le succès de la première édition en 2025, le Groupement des Entreprises du Cameroun (Gecam) annonce la tenue de la deuxième édition les 28 et 29 janvier 2026 à Yaoundé.
Le Groupement des Entreprises du Cameroun (Gecam) a récemment révélé la tenue de la deuxième édition des Rencontres Économiques du Cameroun, prévue pour les 28 et 29 janvier 2026 à Yaoundé. Fort de la réussite de la première édition en 2025, cet événement s’affirme comme une plateforme incontournable pour les acteurs économiques du pays. Le thème central de cette année, « Attractivité au Cameroun, comment accroître les investissements directs étrangers ? », résonne particulièrement dans un contexte où le pays a attiré environ 490 milliards de FCFA en investissements directs étrangers (IDE) en 2023. Bien que ce chiffre soit significatif, il marque une baisse par rapport aux 550 milliards de FCFA de 2022, soulignant ainsi la nécessité d’initiatives concrètes pour redynamiser l’économie.
Durant ces deux jours, leaders économiques, décideurs institutionnels et experts se réuniront pour discuter et identifier des solutions pratiques afin de favoriser l’augmentation des IDE. Ce rassemblement sera aussi une occasion de découvrir des perspectives novatrices et de forger des partenariats cruciaux. Les participants pourront profiter de stands d’exposition et d’une plateforme dédiée aux échanges B2B, soigneusement conçus pour maximiser l’expérience et renforcer l’impact dans le paysage économique camerounais.
La première édition, qui s’est tenue les 26 et 27 février 2025, avait vu la participation de figures influentes, dont Tony Elumelu, fondateur d’United Bank for Africa (UBA). Ce dernier avait formulé des recommandations clés pour le développement économique du Cameroun, incluant le besoin pressant d’améliorer les infrastructures de transport, de créer un environnement favorable à l’entrepreneuriat, et de lutter contre les lenteurs administratives qui entravent les affaires. Des propositions pertinentes avaient également émergé lors des huit ateliers thématiques qui avaient rythmé les rencontres de 2025.
Dans le domaine de l’Agribusiness, par exemple, les participants avaient plaidé pour la mise en place d’un cadre de concertation permanent entre le gouvernement et le secteur privé. Des mesures telles que l’instauration de subventions agricoles, l’accélération des réformes foncières, et la promotion de la consommation locale avaient été soulignées comme essentielles pour stimuler le secteur. Les recommandations à l’intention du patronat incluaient l’encouragement à se rapprocher des administrations fiscales pour clarifier les traitements applicables, et la nécessité de sensibiliser les entreprises sur l’importance du civisme fiscal.
L’Alliance des Patronats Francophones (APF) a également joué un rôle significatif lors de la première édition, avec la présence de son président, Geoffroy Roux de Bézieux. Son intervention lors de la séance d’ouverture a marqué l’engagement de l’APF à dynamiser les échanges économiques entre les acteurs francophones, renforçant ainsi le rôle de cette institution en tant que facilitateur de coopération et de développement pour les entreprises.
Cet élan dynamique se doit d’être soutenu pour créer un environnement propice à une croissance partagée et durable. La seconde édition des Rencontres Économiques du Cameroun s’annonce déjà comme un événement clé pour les acteurs économiques du pays, et même de la sous-région, en leur offrant la possibilité de se rencontrer, d’échanger des idées et de forger des alliances stratégiques.
Avec des chiffres récents indiquant une baisse des IDE, il est crucial d’explorer toutes les pistes pour inverser cette tendance. L’engagement du Gecam et des partenaires institutionnels dans cette initiative est une promesse d’actions concrètes et d’espoir pour le développement économique du Cameroun. Les attentes sont élevées pour cette seconde édition, qui pourrait bien marquer un tournant dans la manière dont le pays attire et gère les investissements étrangers, en s’appuyant sur des échanges fructueux et des collaborations renforcées. La mobilisation des acteurs économiques et institutionnels sera déterminante pour transformer ces rencontres en opportunités réelles et durables pour l’économie camerounaise.
Anatole Bidias


