(lavoixdesentreprises.info) – La reconstruction de la route Edéa-Kribi, un axe vital pour le développement économique de la région du Sud, suscite un intérêt marqué au regard du nombre d’entreprises soumissionnaires désireuses de réaliser les travaux. Ce projet ambitieux, prévu sur un linéaire de 110 km, s’inscrit dans le cadre de l’aménagement de l’accès à la zone industrialo-portuaire de Kribi et promet de transformer le paysage économique local.
Le processus d’attribution du marché des travaux pour la reconstruction de la route Edéa-Kribi est en plein essor. Sur les trente et une entreprises ayant acquis le dossier d’appel d’offres, dix-huit ont franchi le pas en déposant leurs propositions. Ce projet, représentant un investissement stratégique pour le développement régional, est crucial pour l’aménagement de la zone industrielle de Kribi, qui ambitionne de devenir un pôle économique majeur du pays.
L’ouverture des offres a révélé une compétition féroce entre les entreprises, témoignant de l’intérêt croissant pour les grands travaux d’infrastructure au Cameroun. Les offres sont réparties en deux lots distincts, chacun ayant un délai d’exécution de 24 mois. Le premier lot, s’étendant sur 57 km, concerne la réhabilitation de la section Carrefour Édéa/Kribi-Pont de Bivouba. Le second lot, long de 53,05 km, porte sur la section Pont de Bivouba-Kribi, incluant la construction d’un échangeur au carrefour de l’autoroute Kribi-Lolabé. Ce dernier point est particulièrement significatif, car il permettra de fluidifier le trafic et d’améliorer l’accès à la zone industrielle.
La mission de contrôle des travaux a déjà été contractualisée, garantissant ainsi la qualité et la conformité des réalisations aux normes en vigueur. Un marché de maîtrise d’œuvre complète a été attribué, prenant en compte l’actualisation des études et les prestations de contrôle des travaux. Ce dispositif est essentiel pour assurer le bon déroulement du projet et minimiser les risques de dérives budgétaires et de délais.
Le processus d’attribution des marchés suit un cheminement rigoureux. Après l’analyse des offres par une sous-commission dédiée, la proposition d’attribution sera soumise à la commission compétente. Un point crucial de ce processus est l’obtention de l’avis de non-objection du bailleur de fonds, en l’occurrence la Banque Africaine de Développement (BAD), qui joue un rôle clé dans le financement de ce projet ambitieux. Ce partenariat avec la BAD témoigne de la confiance placée dans le développement d’infrastructures au Cameroun et de l’engagement des autorités à promouvoir la croissance économique.
Les enjeux de ce projet sont considérables. La route Edéa-Kribi est une artère stratégique reliant la ville portuaire de Kribi au reste du pays. Son état actuel, souvent jugé insuffisant, représente un frein au commerce et au développement économique de la région. Les nouvelles infrastructures devraient non seulement améliorer la circulation des biens et des personnes, mais aussi favoriser l’implantation d’entreprises et d’industries dans la zone.
Avec la croissance démographique et l’industrialisation croissante de la région, le besoin d’infrastructures de qualité est plus pressant que jamais. Les dix-huit entreprises en lice pour ce marché représentent un éventail de compétences et d’expertises qui pourraient contribuer à réaliser ce projet dans les délais impartis. L’issue de cet appel d’offres est donc attendue avec impatience par les acteurs économiques locaux et les populations, qui espèrent voir leur quotidien s’améliorer grâce à cette nouvelle route.
En somme, la reconstruction de la route Edéa-Kribi est bien plus qu’un simple projet d’infrastructure ; elle incarne une vision de développement à long terme pour la région. Les autorités et les entreprises impliquées ont une occasion unique de transformer cet axe vital en un levier de croissance économique et sociale. Alors que le processus d’attribution se poursuit, tous les regards sont tournés vers l’avenir, avec l’espoir que ces travaux marquent le début d’une nouvelle ère pour le développement régional.
Anatole Bidias


