(lavoixdesentreprises.info) – Le 5 juin 2025, la Banque de Développement des États de l’Afrique Centrale (BDEAC) a signé un accord avec la Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank) pour une ligne de crédit de 100 millions d’euros, soit 65 milliards FCFA. Cette initiative vise à renforcer le financement de projets dans la région CEMAC, marquant une avancée pour l’intégration économique et le développement durable.
L’accord signé à Abuja au Nigeria, entre le Président de la BDEAC, Dieudonné Evou Mekou, et le Président d’Afreximbank, Pr. Benedict Oramah, représente une étape cruciale pour le financement des projets en Afrique Centrale. Avec une somme allouée de 65 milliards FCFA, cette ligne de crédit est destinée à soutenir les initiatives qui visent à améliorer les conditions de vie des populations et à stimuler le développement économique au sein de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC).
Dans un contexte économique où les pays de la CEMAC font face à des défis majeurs tels que la volatilité des prix des matières premières et les impacts persistants de la pandémie de COVID-19, cet accord s’inscrit dans la continuité des efforts de la BDEAC pour diversifier ses sources de financement. Selon les dernières données, la zone CEMAC a vu sa croissance économique ralentir, avec un taux prévu de 2,5% pour 2025, bien en dessous des attentes initiales. L’accès à des financements adéquats est donc primordial pour relancer l’investissement dans les infrastructures et les services essentiels.
La BDEAC, avec son Plan Stratégique AZOBE 2023-2027, a pour ambition de renforcer l’intégration régionale tout en répondant aux besoins de développement durable. L’Orientation Stratégique N°1 de ce plan souligne l’importance de la mobilisation des ressources financières pour soutenir les projets d’infrastructure et les initiatives de développement humain. Cet accord avec Afreximbank, qui est l’une des principales institutions financières en Afrique, témoigne de la volonté des deux entités de collaborer pour surmonter les obstacles au financement.
Afreximbank, de son côté, a pour mission de promouvoir le commerce et l’investissement entre les pays africains. Grâce à cette collaboration, la BDEAC pourra bénéficier d’une expertise en matière de structuration de financement, ce qui est essentiel pour maximiser l’impact des projets financés. En effet, les fonds seront utilisés pour des programmes ciblant les infrastructures de transport, l’énergie renouvelable, ainsi que les projets d’agriculture durable, secteurs essentiels pour le développement économique de la région.
Les retombées de cet accord sont déjà palpables. Selon les estimations, les projets financés pourraient générer jusqu’à 10 000 emplois directs et indirects, contribuant ainsi à la lutte contre le chômage et à l’amélioration du niveau de vie des populations locales. De plus, l’effet d’entraînement de ces initiatives pourrait renforcer la coopération entre les États membres de la CEMAC, facilitant ainsi l’intégration économique régionale tant souhaitée.
Il est également à noter que cet accord s’inscrit dans une dynamique plus large de soutien aux projets de développement en Afrique. La BDEAC et Afreximbank ne sont pas les seules institutions à s’engager dans cette voie. D’autres bailleurs de fonds, tels que la Banque Mondiale et la Banque Africaine de Développement, ont récemment intensifié leurs efforts pour financer des projets en Afrique Centrale, reconnaissant le potentiel de cette région en termes de ressources naturelles et de marchés émergents.
Tressy Chouente


