(lavoixdesentreprises.info) – Cet investissement, annoncé par la compagnie norvégienne Panoro Energy, vise principalement l’exploitation d’un nouveau gisement offshore au Gabon, révélant ainsi des perspectives prometteuses pour l’avenir de l’entreprise et l’économie gabonaise.
La société pétrolière norvégienne Panoro Energy a décidé d’injecter 40 millions de dollars, soit environ 24 milliards FCFA, dans ses projets africains cette année. Cette augmentation par rapport aux 35 millions de dollars initialement envisagés est principalement due à la découverte exceptionnelle d’un gisement de pétrole offshore au Gabon. Panoro détient 17,5 % des parts du bloc Dussafu, où un forage récent a généré des résultats très encourageants.
Le puits Bourdon, foré en mars dernier à plus de 4 000 mètres, a révélé une colonne de pétrole nette de 34 mètres, un record pour cette région. En avril, un second forage a confirmé la présence d’une nouvelle zone productive, ajoutant environ 11 mètres de pétrole net. Les premières estimations font état d’un potentiel de 56 millions de barils en place, dont 25 millions seraient exploitables. La proximité de ce champ avec l’unité flottante de production BW Adolo, située à seulement 13 kilomètres, promet un développement rapide de cette ressource.
Cette découverte, jugée « significative » par Panoro, marque le début d’un nouveau chapitre pour le bloc Dussafu, s’ajoutant aux trouvailles antérieures dans les zones Hibiscus South et Hibiscus North Flank, qui ont également contribué à l’augmentation des réserves de la société. En fin d’année 2024, Panoro a enregistré une hausse de 22 % de ses réserves prouvées et probables (2P), atteignant 42,3 millions de barils, avec un taux de remplacement organique impressionnant de 309 %. Cela témoigne de la solidité et de la croissance de son portefeuille d’actifs.
La production au Gabon connaît également une dynamique positive. Au premier trimestre 2025, Panoro a enregistré une production de 6 841 barils par jour, en hausse par rapport aux 6 502 b/j du dernier trimestre 2024. Le bloc Dussafu a contribué avec une production brute de 39 089 b/j, renforçant ainsi les ambitions de la société dans ce pays, malgré une baisse temporaire de production en Guinée équatoriale en raison d’un arrêt non planifié sur le champ Ceiba.
Globalement, la production du groupe est restée stable autour de 12 000 b/j au T1 2025, avec des prévisions pour l’année oscillant entre 11 000 et 13 000 b/j. Cependant, le chiffre d’affaires du premier trimestre a chuté à 19 millions de dollars, comparé à 106,3 millions au T4 2024, en raison d’un calendrier de livraisons mal synchronisé. Pendant cette période, seulement 189 443 barils ont été vendus, à un prix moyen net de 69,92 dollars le baril.
Malgré une perte nette de 13,1 millions de dollars pour le trimestre, Panoro affiche une confiance renouvelée. Une cargaison significative de 933 136 barils a été expédiée au Gabon mi-avril, générant 61,7 millions de dollars, et une autre livraison est programmée pour début juillet. La société dispose actuellement de 51,8 millions de dollars en liquidités, dont 16 millions proviennent d’avances sur ventes futures.
Engagée dans une politique de retour aux actionnaires, Panoro a annoncé un dividende de 80 millions de couronnes norvégiennes (environ 7,3 millions de dollars) pour le premier trimestre, prévu pour être versé en juin. Parallèlement, la société a mis en place un programme de rachat d’actions de 100 millions de couronnes (environ 9,1 millions de dollars), représentant près de 3 % de son capital social, les titres étant destinés à être annulés après approbation lors de l’assemblée générale annuelle.
Sorelle Ninguem


