Le groupe BGFIBank confirme son ambition de s’imposer comme un acteur bancaire panafricain de premier plan. Déjà présent en Afrique centrale, en Afrique de l’Ouest, à Madagascar et en Europe, l’établissement entend accélérer son expansion géographique dans les prochaines années. Selon son président-directeur général, Henri-Claude Oyima, de nouvelles implantations sont envisagées aussi bien sur le continent africain qu’en Europe, avec pour objectif d’atteindre au moins 15 pays d’ici 2030.
Cette stratégie repose sur un socle solide constitué d’un réseau déjà étendu. Le groupe est implanté dans plusieurs économies clés, notamment au Gabon, son siège, au Cameroun, en République démocratique du Congo, au Congo, en Guinée équatoriale et en République centrafricaine. À cela s’ajoutent ses activités en Afrique de l’Ouest, notamment au Bénin, en Côte d’Ivoire et au Sénégal, ainsi qu’une présence à Madagascar et en France. Ce maillage constitue une base stratégique pour soutenir la prochaine phase de croissance.
Pour accompagner cette dynamique, BGFIBank mise sur le renforcement de ses principaux pôles de développement, en particulier le Gabon, le Cameroun, la Côte d’Ivoire et la RDC. Ces marchés concentrent l’essentiel des investissements prévus dans le cadre du plan stratégique « BGFI 2030 ». L’objectif est d’accroître les capacités d’intervention des filiales tout en adaptant leur positionnement aux spécificités économiques locales. Le groupe privilégie ainsi des secteurs porteurs tels que les mines en RDC, l’agro-industrie au Cameroun et en Côte d’Ivoire, ou encore les infrastructures et les technologies au Gabon.
En parallèle, l’institution bancaire a engagé un renforcement significatif de ses fonds propres afin de soutenir cette expansion. Au Cameroun, le capital de la filiale est passé de 20 à 50 milliards de FCFA, tandis qu’en Côte d’Ivoire, il a été porté de 40 à 60 milliards de FCFA. En Europe, BGFI Bank a également consolidé sa base financière avec une augmentation de capital atteignant 60 millions d’euros. Cette montée en puissance financière vise à améliorer la capacité de financement des projets structurants et à accompagner les économies locales.
La stratégie de croissance du groupe s’appuie également sur la mobilisation de ressources issues du marché financier. L’introduction en Bourse a permis de lever environ 45 milliards de FCFA, venant compléter les financements internes. Toutefois, selon la direction, cette opération ne constitue qu’une première étape dans un processus de financement progressif, fondé sur des fondamentaux solides et une gestion maîtrisée des risques.
Dans un contexte où le secteur bancaire africain connaît une transformation rapide, marquée par la digitalisation et une concurrence accrue, BGFIBank entend se positionner comme un acteur de référence. Selon la Banque africaine de développement, le taux de bancarisation en Afrique subsaharienne reste inférieur à 50 %, laissant entrevoir un potentiel de croissance important pour les institutions financières capables d’innover et d’élargir leur offre.
À travers cette stratégie d’expansion, le groupe ambitionne non seulement de renforcer sa présence internationale, mais aussi de contribuer au financement des économies africaines. En diversifiant ses marchés et en consolidant ses capacités, BGFIBank se positionne ainsi au cœur des dynamiques de transformation économique du continent.
Tressy Chouente



