(LVDE) — Reçu le 24 février 2026 par le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, le représentant de MAGIL Construction Corporation a confirmé la détermination de l’entreprise à finaliser la phase 2 de la pénétrante Est de Douala. Avec un taux d’avancement global estimé à 85 %, le chantier entre dans sa dernière ligne droite.
Dossier sensible pour la mobilité dans la capitale économique Douala, la pénétrante Est progresse vers son aboutissement. Lors d’une audience tenue le 24 février 2026, le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, a échangé avec Ralph Tropea, représentant de MAGIL Construction Corporation, dans le cadre du suivi de la phase 2 du projet.
Au cœur des discussions : l’état d’avancement des travaux et les perspectives de finalisation. Selon les données présentées, le niveau d’exécution global atteint 85 %. Les travaux de chaussée, confiés au sous-traitant MAG SARL, affichent un taux de réalisation de 90 %. La couche de base devrait être achevée d’ici fin février 2026, tandis que la couche de roulement est annoncée pour mai. L’éclairage public et la signalisation sont programmés pour juin, marquant la clôture technique du chantier routier.
Ce projet structurant, engagé en décembre 2019, prévoyait initialement la réhabilitation complète de l’axe ainsi que le dédoublement du pont sur la Dibamba. Toutefois, des restrictions budgétaires intervenues en 2021 avaient conduit à concentrer les financements sur la section routière, reportant l’ouvrage d’art. MAGIL a néanmoins exprimé son intérêt pour la construction du second pont, en présentant une proposition de financement aux autorités.
La reprise effective des travaux en décembre 2025 a été rendue possible après le règlement des décomptes en attente. L’entreprise a également reconstruit sa base logistique, détruite lors des tensions post-électorales, rétablissant ainsi ses capacités opérationnelles.
Pour le ministère des Travaux publics, la pénétrante Est représente un levier majeur pour fluidifier l’accès au port de Douala et désengorger les quartiers industriels. Selon les données officielles, plus de 15 000 véhicules empruntent quotidiennement cet axe stratégique reliant la ville au corridor Douala-Yaoundé. Les retards accumulés ces dernières années avaient fortement impacté le trafic et les activités économiques.
Au terme de la rencontre, le ministre a annoncé une descente sur le terrain afin d’évaluer l’évolution du chantier et a insisté sur l’intégration des jeunes ingénieurs camerounais dans les grands projets d’infrastructures. Cette séquence marque un signal d’apaisement et relance les perspectives autour du pont sur la Dibamba, infrastructure clé pour soutenir la croissance et la compétitivité de Douala.
Anatole Bidias



