(LVDE) — Reçu le 26 février 2026 par le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, une délégation de la Commission européenne est venue examiner les opportunités qu’offre le programme Global Gateway pour soutenir les projets routiers structurants du Cameroun, dans un contexte marqué par d’importants besoins de financement.
La coopération entre le Cameroun et l’Union européenne franchit une nouvelle étape dans le domaine des infrastructures. Le 26 février 2026 à Yaoundé, le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, a échangé avec une mission de la Direction générale des partenariats internationaux de la Commission européenne, conduite par Sergio Oliete. Au centre des discussions : les opportunités offertes par le programme Global Gateway.
Lancé par l’Union européenne, ce mécanisme ambitionne de mobiliser près de 300 milliards d’euros d’ici 2027 pour financer des projets structurants à travers le monde, dont environ la moitié destinée à l’Afrique. Les secteurs des transports durables, de l’énergie et du numérique figurent parmi les priorités. Au Cameroun, un comité interministériel pilote l’identification et la maturation des projets susceptibles d’être intégrés à ce portefeuille.
Plusieurs dossiers routiers ont été évoqués lors de la rencontre. Parmi eux, la construction d’un tronçon de 22,5 km de la voie de contournement de Yaoundé, le projet de pont sur le fleuve Ntem reliant le Cameroun à la Guinée équatoriale, ainsi que la réhabilitation de la RN3 sur l’axe Yaoundé–Pont sur la Dibamba à l’horizon 2027. Ces infrastructures sont considérées comme stratégiques pour la fluidité du trafic et le renforcement des échanges sous-régionaux.
La séance de travail s’inscrit dans la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement 2030, qui prévoit le bitumage de 6 000 km de routes supplémentaires et la remise en état de 3 000 km existants. Selon les données du ministère, entre 2020 et 2025, 2 441,11 km ont été asphaltés et 832,54 km réhabilités. Malgré ces avancées, les besoins financiers demeurent considérables, estimés à plus de 8 500 milliards de FCFA pour atteindre les objectifs fixés.
La mobilisation de ressources extérieures apparaît donc comme un levier déterminant pour accélérer les chantiers. À travers le Global Gateway, l’Union européenne entend soutenir des projets viables, intégrés aux priorités nationales et porteurs d’impact socio-économique. Pour le MINTP, l’enjeu consiste désormais à structurer des dossiers techniquement solides afin de capter ces financements et d’inscrire durablement le pays dans une dynamique de modernisation de son réseau routier.
Anatole Bidias



