(LVDE) — Le groupe italien Eni a obtenu une licence de reconnaissance en Guinée équatoriale, marquant un tournant dans la relance de l’exploration pétrolière du pays. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie gouvernementale de dynamisation du secteur hydrocarboné et de diversification des investissements énergétiques.
Dans le sillage des ambitions pétrolières de Malabo, le groupe italien Eni a officiellement été autorisé à procéder à des études de reconnaissance sur de nouvelles zones potentiellement riches en hydrocarbures. La licence signée récemment avec le gouvernement équato-guinéen ouvre la voie à une cartographie précise des sous-sols et à l’identification de gisements prometteurs, dans un contexte où le pays cherche à consolider ses revenus pétroliers après plusieurs années de stagnation.
Selon les responsables de la compagnie, les travaux de reconnaissance viseront notamment à détecter des formations géologiques favorables à l’exploration de pétrole et de gaz, tout en adoptant des normes strictes en matière d’environnement et de sécurité. Cette démarche préliminaire est essentielle avant toute décision d’investissement massif ou de forages exploratoires, permettant de réduire les risques et d’optimiser les rendements.
Du côté du gouvernement, cette signature est présentée comme un signal fort envoyé aux investisseurs internationaux : la Guinée équatoriale entend maintenir son attractivité dans le secteur énergétique, tout en modernisant ses infrastructures et en diversifiant les partenariats. Le ministre des Mines et Hydrocarbures a souligné que cette initiative s’inscrit dans la feuille de route nationale pour renforcer la production locale et stimuler l’emploi dans les activités associées à l’exploration et à la production.
La présence d’Eni, acteur de renommée mondiale, pourrait également entraîner des transferts technologiques significatifs et la mise en place de meilleures pratiques de gestion de projets pétroliers. Les observateurs notent que la stratégie adoptée par Malabo vise non seulement à accroître la production mais aussi à renforcer la résilience économique du pays face aux fluctuations des cours mondiaux du pétrole.
Ce mouvement s’inscrit dans un contexte régional où plusieurs pays d’Afrique centrale cherchent à attirer de nouveaux investisseurs pour relancer des secteurs pétroliers parfois délaissés. Pour Eni, la Guinée équatoriale représente une opportunité stratégique, tant pour ses perspectives de découverte que pour sa position géographique dans le bassin pétrolier du golfe de Guinée.
L’opération de reconnaissance se déroulera selon un calendrier étalé sur plusieurs mois, avec des rapports réguliers attendus par les autorités pour évaluer le potentiel de chaque zone et décider des étapes suivantes. L’issue de cette collaboration pourrait transformer la dynamique du secteur énergétique du pays et renforcer sa place sur la carte des producteurs de pétrole et de gaz en Afrique centrale. Sorelle Ninguem



