Royal Airways (Compagnie privée tchadienne)
(LVDE) — Jusqu’ici limité à des dessertes intérieures au Tchad, le transporteur privé Royal Airways s’apprête à ouvrir une nouvelle page en Afrique centrale. L’annonce de la création d’une succursale au Cameroun, destinée à exploiter une liaison aérienne entre Douala et N’Djamena, illustre une ambition régionale grandissante dans un secteur marqué par une reprise après la pandémie.
Douala — Une nouvelle étape significative s’écrit pour l’aviation civile en Afrique centrale. Le transporteur tchadien Royal Airways, jusque-là concentré sur des vols domestiques, a confirmé son intention d’implanter une filiale au Cameroun afin d’assurer une liaison régulière entre Douala, le principal hub économique camerounais, et N’Djamena, la capitale du Tchad. Ce projet, officialisé lors d’une conférence de presse conjointe organisée récemment à Douala, s’inscrit dans une dynamique de renforcement des connexions régionales qui pourrait stimuler les échanges commerciaux et les déplacements d’affaires dans une zone longtemps insuffisamment desservie.
Selon les responsables de la compagnie, cette nouvelle structure aura pour vocation d’opérer, à compter du second semestre 2026, plusieurs rotations hebdomadaires entre les deux capitales économiques. L’objectif affiché est d’offrir un service fiable, adapté aux besoins des voyageurs d’affaires, des familles et des partenaires institutionnels. La création de cette succursale répond à une double logique : d’une part, Royal Airways entend capter une part du trafic croissant entre les deux pays, et d’autre part, contribuer à désenclaver davantage les liaisons aériennes au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).
Pour les autorités camerounaises, cette évolution est perçue comme un signal positif pour l’attractivité du pays en tant que plaque tournante du transport aérien dans la région. Le ministre des Transports a salué cette initiative, estimant qu’elle pourrait renforcer les flux économiques et faciliter la mobilité des populations. Il a également assuré que les services compétents veilleraient à ce que les normes de sécurité et de sûreté soient pleinement respectées avant l’entrée en service des vols.
Du côté de Royal Airways, la direction a indiqué que la nouvelle succursale ne se limiterait pas à l’exploitation de la ligne Douala–N’Djamena. À terme, des études sont envisagées pour étendre l’offre vers d’autres capitales régionales, en coordination avec les autorités de l’aviation civile des pays concernés. Cette ambition s’inscrit dans un contexte de reprise du trafic aérien en Afrique après les perturbations liées à la pandémie de COVID-19, avec un regain d’intérêt des compagnies locales pour les liaisons intra-africaines.
Ce développement du réseau de Royal Airways intervient alors que plusieurs acteurs du transport aérien en Afrique centrale cherchent à diversifier leurs services et à répondre à une demande croissante de mobilité. Pour les voyageurs et les opérateurs économiques, l’ouverture prochaine de cette liaison pourrait faciliter les déplacements et contribuer à dynamiser les échanges entre le Cameroun et le Tchad.
Amélie Yandal



