Corridor Douala–Bangui
(LVDE) — Le gouvernement camerounais, via le MINTP, réaffirme sa volonté de relancer la réhabilitation du corridor Douala–Bangui, axe clé pour le commerce et l’intégration régionale. La Banque mondiale s’engage à soutenir le projet à hauteur de 350 millions de dollars (environ 210 milliards FCFA) pour moderniser les infrastructures et renforcer la sécurité routière.
Le corridor Douala–Bangui, qui relie le port économique de Douala à la capitale de la République centrafricaine, constitue un maillon essentiel du commerce transfrontalier et du développement régional. Conscient de son rôle stratégique, le Gouvernement camerounais, par le biais du MINTP, accélère la maturation du projet de réhabilitation, en coordination avec la Banque mondiale. Cette démarche a pris corps le 20 janvier 2026, lors d’une rencontre de concertation entre Emmanuel Nganou Djoumessi, Ministre des Travaux Publics, et une délégation de la Banque mondiale conduite par Franz Dress-Gross, Directeur Régional des Infrastructures.
Les discussions ont permis d’harmoniser les positions sur l’identification des besoins, la mobilisation des ressources et les priorités techniques du projet. La Banque mondiale a confirmé sa disponibilité à financer l’opération à hauteur de 350 millions de dollars américains, soit près de 210 milliards FCFA, soulignant l’importance stratégique de ce corridor dans le portefeuille d’infrastructures camerounais. Cette annonce fait suite à la mission d’identification conduite du 12 au 16 janvier 2026, qui a impliqué le MINTP et les administrations sectorielles concernées, et qui a permis de dresser un diagnostic précis des contraintes et besoins le long de l’axe Douala–Yaoundé.
Le projet prévoit le dédoublement de la section Douala–Edéa, la construction d’un second pont sur la Dibamba, la modernisation des stations de pesage d’Edéa et de Nomayos, ainsi que l’aménagement de voies de contournement autour de Douala et Yaoundé. Ces interventions s’accompagnent de mesures de sécurité routière et d’entretien durable, tout en intégrant une dimension de développement économique inclusif et de facilitation du commerce. La visite du tronçon Douala–Yaoundé de la Nationale 3 a permis aux experts d’apprécier l’état des infrastructures et de mesurer l’ampleur des travaux nécessaires.
Les autorités régionales, les collectivités territoriales décentralisées et les partenaires sectoriels ont été associés à la concertation, témoignant de la volonté du gouvernement de conduire un projet participatif, répondant aux besoins des usagers et aux exigences techniques internationales. L’harmonisation des positions entre le MINTP et la Banque mondiale marque une étape clé dans la préparation du projet et renforce la perspective d’une mise en œuvre rapide et coordonnée.
À l’issue des échanges, les deux parties ont réaffirmé leur engagement commun pour la réhabilitation intégrale du corridor Douala–Bangui, en vue de sécuriser la mobilité des personnes et des marchandises, soutenir l’économie nationale et renforcer l’intégration régionale dans l’espace CEMAC. La réalisation de ce projet constitue ainsi un levier stratégique pour le développement du Cameroun et de ses partenaires commerciaux dans le Golfe de Guinée et au-delà.
Raphael Mforlem


