(LVDE) — Un partenariat inédit entre la Société d’Agriculture et d’Élevage du Gabon (SAEG) et ASSALA Gabon vient répondre à l’un des principaux handicaps de l’agriculture nationale : l’écoulement difficile des productions locales. À Libreville, le 16 janvier 2026, les deux structures ont posé les bases d’un dispositif appelé à transformer durablement les circuits de commercialisation dans plusieurs provinces.
Sous les plafonds feutrés d’une salle de réunion à Libreville, l’acte signé le 16 janvier 2026 dépasse largement le cadre protocolaire. En s’alliant à ASSALA Gabon, la SAEG engage une nouvelle étape dans la structuration de l’agriculture gabonaise, en s’attaquant frontalement à un problème longtemps négligé : l’absence de débouchés fiables pour les producteurs.
Le partenariat prévoit l’organisation de la collecte, le regroupement des volumes et la mise en marché des récoltes dans les zones d’intervention d’ASSALA, notamment l’Ogooué-Maritime et la Ngounié. Concrètement, les productions seront récupérées au plus près des exploitations, acheminées vers des points de concentration, puis orientées vers des circuits de vente identifiés. Une logistique qui manquait cruellement jusque-là et qui causait d’importantes pertes post-récolte.
Créée en 2024, la SAEG a pour mission d’accompagner la relance agricole du pays : structuration des filières, appui aux coopératives, encadrement technique. Mais l’expérience de terrain a vite montré ses limites : sans marché sécurisé, les efforts de production s’essoufflent. De nombreux agriculteurs vendaient à perte ou laissaient leurs récoltes se détériorer, découragés par l’instabilité des revenus.
L’apport d’ASSALA, filiale de la Société nationale des hydrocarbures (GOC), repose sur ses capacités organisationnelles et logistiques. En s’impliquant dans ce projet, l’entreprise pétrolière élargit son impact économique au-delà de l’énergie, en contribuant à la dynamisation des territoires où elle opère.
L’enjeu dépasse les seuls producteurs. Dans un pays qui importe encore massivement ses denrées alimentaires, cette initiative participe à la lutte contre la dépendance extérieure et à la stabilisation des prix. En sécurisant les revenus agricoles et en réduisant les pertes, le partenariat SAEG–ASSALA ouvre la voie à une agriculture plus rentable, plus attractive et mieux intégrée à l’économie nationale.
Sorelle Ninguem


