(LVDE) — Les autorités sénégalaises ont décidé de réduire le prix du kilogramme de riz brisé à Dakar, le fixant à 300 FCFA contre 350 FCFA auparavant. Cette mesure, effective depuis début janvier, s’inscrit dans une stratégie visant à protéger le pouvoir d’achat des ménages et à réguler un marché sensible où cette denrée reste un aliment central.
Au cœur de Dakar, les étals des marchés et supérettes affichent désormais le nouveau prix réglementé du riz brisé ordinaire. Le kilogramme est passé de 350 à 300 FCFA, un ajustement de 50 FCFA par décision gouvernementale. Cette baisse, bien qu’apparente modeste, intervient dans un contexte où la pression sur le budget des ménages reste forte, et où le riz constitue l’une des bases de l’alimentation quotidienne. Pour les familles urbaines, souvent dépendantes des produits importés, ce geste vise à réduire sensiblement le coût du panier alimentaire.
La mesure concerne spécifiquement la région de Dakar, zone où la consommation est la plus soutenue et où les fluctuations de prix se font immédiatement ressentir. Dans le reste du pays, les prix continueront de tenir compte des frais de transport et des coûts logistiques, avec une modulation décidée par les conseils régionaux de la consommation. L’objectif est de garantir que la baisse annoncée profite à toutes les populations, tout en respectant les réalités locales des différentes régions.
Le gouvernement entend également renforcer les mécanismes de contrôle. Inspecteurs et autorités locales seront mobilisés pour surveiller la distribution et s’assurer que le prix officiel est bien appliqué par les importateurs, grossistes et détaillants. Cette vigilance est jugée essentielle, car le riz reste un produit sensible pouvant générer des tensions sociales lorsque les prix s’écartent des normes officielles. Les autorités veulent ainsi limiter les pratiques spéculatives et protéger les consommateurs contre d’éventuelles hausses abusives.
Dans un contexte économique marqué par la hausse du coût de la vie, cette décision s’inscrit dans une logique plus large de stabilisation des denrées alimentaires de première nécessité. Les spécialistes du marché estiment que la baisse pourrait avoir un effet immédiat sur le pouvoir d’achat des ménages, tout en incitant les distributeurs à mieux réguler leurs stocks et leurs marges. Elle reflète également la volonté de l’État sénégalais de renforcer la régulation du marché, d’assurer la disponibilité du riz et de prévenir tout déséquilibre susceptible d’affecter l’économie domestique et la cohésion sociale.
Les consommateurs, tout en accueillant favorablement cette annonce, restent attentifs à sa mise en œuvre effective. Le succès de la mesure dépendra en grande partie de la capacité des autorités à faire respecter les prix dans les marchés et les circuits de distribution formels et informels, afin que la baisse profite réellement aux ménages sénégalais, particulièrement dans la capitale.
Sorelle Ninguem


