(LVDE) — Les travaux du pont sur le fleuve Nyong à Malombo progressent plus rapidement que prévu. La charpente métallique commence à se dessiner, annonçant une structure qui facilitera le désenclavement des villages et le développement économique de la région.
À Malombo, dans le département du Nyong et Kelle, la silhouette du futur pont sur le fleuve Nyong commence à émerger. Depuis plusieurs jours, les habitants observent la mise en place de la charpente métallique, étape majeure qui matérialise le travail des équipes de CFHEC et illustre l’avancée rapide du chantier. Le pont, long de 160 mètres, se compose d’une chaussée bidirectionnelle de deux voies de 3,5 mètres chacune, flanquée de trottoirs de 1 mètre de chaque côté, répartis sur quatre travées de 40 mètres.
Le projet repose sur une architecture mixte acier-béton : les colées et les piles sont en béton armé, ancrées sur des semelles de liaison reposant sur des pieux. Cette conception vise à allier robustesse et durabilité, tout en répondant aux exigences techniques et sécuritaires du maître d’ouvrage. Selon les responsables de CFHEC, le taux d’avancement des travaux dépasse actuellement 75 %, alors que moins de 60 % des délais prévus ont été consommés. Cette avance sur le calendrier est saluée, bien que les questions liées au paiement des décomptes restent un point sensible pour l’entreprise.
L’impact attendu de l’ouvrage dépasse le simple cadre de la construction : il doit permettre le désenclavement des villages de Minka et Bitoutouk, en reliant efficacement la population à la route Olama–Kribi. Les habitants et acteurs économiques locaux voient dans ce pont une opportunité de revitaliser le secteur agricole, de faciliter le transport des produits et d’ouvrir de nouvelles perspectives de commerce et d’emploi. La traversée du Nyong deviendra ainsi un point stratégique pour le développement rural et la connectivité régionale.
Les équipes de CFHEC avancent méthodiquement, sécurisant chaque étape de la charpente et préparant la suite des opérations qui inclura le coulage de la chaussée et la finition des trottoirs. L’entreprise insiste sur le respect des normes de qualité et de sécurité, avec pour objectif une livraison avant les délais contractuels.
Pour les riverains, ce pont représente bien plus qu’une infrastructure : c’est un symbole d’espoir et de modernisation, un lien tangible entre les villages isolés et le reste du département. La structure métallique qui s’élève déjà au-dessus du fleuve Nyong traduit la volonté des pouvoirs publics et de CFHEC de transformer durablement le quotidien des populations locales, tout en posant les bases d’un développement économique plus soutenu dans cette partie du Cameroun.
Raphael Mforlem



