Prof James Mouangue Kobila, président de la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun (CDHC) et Son Excellence Matt Woods, Haut-Commissaire de la Grande-Bretagne
(LVDE) — Le 14 janvier 2026 à Yaoundé, la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun (CDHC) a reçu le Haut-Commissaire britannique au Cameroun pour faire le point sur la coopération bilatérale. Au cœur des échanges : le renforcement des droits fondamentaux, la protection des enfants et la lutte contre les violences basées sur le genre.
Dans le calme feutré d’une salle d’audience de Yaoundé, le Professeur James Mouangue Kobila, président de la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun (CDHC), a reçu Son Excellence Matt Woods, Haut-Commissaire de la Grande-Bretagne. L’occasion pour les deux institutions de revisiter les axes majeurs de leur coopération et d’évaluer les perspectives d’un partenariat durable dans la promotion et la protection des droits fondamentaux.
Les discussions se sont déroulées dans une atmosphère cordiale, ponctuées d’échanges approfondis sur les réalisations et les défis du Cameroun dans le domaine des droits humains.
Les participants ont notamment évoqué la réforme du système judiciaire, le renforcement de l’État de droit, la prévention des violences basées sur le genre et la protection des enfants, qui constituent des priorités partagées par les deux parties. Le Haut-Commissaire britannique a salué les efforts du gouvernement camerounais et a insisté sur l’importance de consolider les structures existantes pour garantir une gouvernance respectueuse des droits humains.
« Je tiens à remercier le Président de la Commission pour sa disponibilité. Nous avons pu discuter du rôle crucial de la CDHC, de ses activités et des défis complexes auxquels elle fait face. Nous avons également exploré les voies d’une collaboration future, qui s’annonce extrêmement prometteuse pour nos deux pays », a déclaré Matt Woods à l’issue de l’audience. Le diplomate a souligné que cette rencontre favorisait non seulement l’échange d’expertises, mais également la mise en œuvre de pratiques communes pour gérer les tensions inhérentes à la promotion des droits humains.

Cette coopération renforcée se traduira concrètement par un appui technique britannique destiné à accroître les capacités opérationnelles de la CDHC, la mise en place de programmes de formation pour les forces de sécurité et les acteurs de la société civile, ainsi que par des initiatives de sensibilisation sur le terrain. Les autorités camerounaises, de leur côté, ont réaffirmé leur engagement à faciliter l’implication des organisations locales et internationales dans la protection des droits de l’Homme.
Pour la société civile et les populations, les retombées attendues sont multiples : amélioration de la transparence institutionnelle, meilleure protection des groupes vulnérables, et renforcement de la culture du respect des droits humains à tous les niveaux de la société. En outre, la collaboration bilatérale ouvre des perspectives pour des projets conjoints, des échanges d’expertise et un suivi régulier des engagements, contribuant à consolider un cadre durable pour la gouvernance et la justice sociale.
À l’issue de l’audience, l’impression dominante était celle d’une convergence d’intérêts et d’objectifs. Le dialogue entre la CDHC et la Grande-Bretagne traduit la volonté des deux parties de bâtir un partenariat pragmatique et orienté résultats, capable de transformer les engagements formels en actions concrètes sur le terrain, tout en renforçant la crédibilité et l’efficacité des institutions en matière de droits de l’Homme au Cameroun.
Raphael Mforlem


