(LVDE) — Depuis le 2 janvier 2026, le Port de Douala-Bonabéri est entré dans une nouvelle phase de sécurisation avec le démarrage effectif des opérations d’inspection non intrusive des marchandises. Confiée à Transatlantic D. S.A., cette réforme stratégique vise à renforcer la sûreté portuaire, optimiser les délais de traitement et préserver les recettes douanières, dans un contexte marqué par de fortes attentes des acteurs de la chaîne logistique.
La réforme annoncée est désormais une réalité sur le terrain. Dès les premières heures du 2 janvier 2026, les équipements de scanning déployés par Transatlantic D. S.A. ont été mis en service au Port de Douala-Bonabéri. Conformément au communiqué publié le 26 décembre 2025 par le Port Autonome de Douala (PAD), l’entreprise devient le prestataire unique chargé de l’inspection non intrusive des cargaisons transitant par la principale plateforme portuaire du Cameroun.
Cette mise en exploitation s’inscrit dans le respect des exigences du Code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires (Code ISPS), ainsi que dans le cadre de la concession accordée par l’Autorité portuaire. L’objectif affiché est de compléter et de moderniser le dispositif de sécurisation existant, tout en répondant aux standards internationaux en matière de contrôle des flux commerciaux.
Sur le terrain, la phase opérationnelle a débuté sous le regard de plusieurs journalistes accrédités. Les premières opérations concernent plus de deux mille conteneurs débarqués par les navires MSC Haïti et Grande Angola, actuellement soumis au processus de scanning. Parallèlement, les marchandises transportées par le navire roulier Zagor sont également intégrées au nouveau circuit de contrôle, illustrant l’entrée en vigueur effective du dispositif sur différents segments du trafic portuaire.
Au-delà de l’aspect sécuritaire, cette réforme poursuit des objectifs économiques clairs. Le scanning systématique doit contribuer à une réduction notable des délais de passage portuaire, tout en limitant les risques de fraude et de sous-déclaration. À terme, les autorités espèrent une amélioration significative de la traçabilité des marchandises et une protection accrue des recettes douanières, dans un port qui concentre l’essentiel des échanges extérieurs du pays.
Dans un communiqué publié le 1er janvier 2026, Transatlantic D. S.A. a annoncé une mesure transitoire destinée à faciliter la prise en main du nouveau système. Les prestations de scanning sont, de manière exceptionnelle et temporaire, offertes à titre gratuit. L’entreprise précise toutefois que cette disposition n’exonère aucun acteur du respect des procédures établies, l’inspection demeurant obligatoire pour toutes les cargaisons concernées.
Le processus opérationnel mis en place repose sur plusieurs étapes clés : l’intégration des données de cargaison, l’orientation vers les zones de scanning agréées, la capture et l’analyse des images, la validation réglementaire par les administrations compétentes, puis l’émission de la facture administrative. Désormais, aucune marchandise ne peut quitter le Port de Douala-Bonabéri sans la mention réglementaire « Inspection OK » ou la validation formelle du scanning délivrée par le concessionnaire. Une nouvelle ère s’ouvre ainsi pour la sûreté et la performance du premier port du Cameroun.
Anatole Bidias


