(LVDE) — Lors d’une réunion tenue le 23 décembre 2025, le Ministre des Travaux Publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, a évoqué le Programme d’Entretien Routier (PER) 2026, en insistant sur l’importance de l’intégration des Dossiers d’Appel d’Offres types et de l’approche Haute Intensité de Main-d’Œuvre (HIMO) pour optimiser les projets routiers.
Le 23 décembre 2025, une réunion cruciale s’est déroulée sous la présidence d’Emmanuel Nganou Djoumessi, le Ministre des Travaux Publics, afin d’examiner le Programme d’Entretien Routier (PER) pour l’année 2026. Dans le cadre de cette séance, des recommandations stratégiques ont été formulées en vue de l’élaboration de Dossiers d’Appel d’Offres (DAO) types. L’introduction de l’approche HIMO a été mise en avant, visant à adapter les projets aux réalités des zones d’intervention, en conformité avec les hautes instructions du Chef de l’État.
Le ministre a souligné l’importance d’intégrer cette approche afin de promouvoir l’emploi local tout en maximisant l’efficacité de la dépense publique. Cela marque une volonté forte d’aligner les initiatives du MINTP sur les priorités nationales, notamment la nécessité de créer des emplois et de répondre aux besoins des populations locales. Tous les DAO doivent maintenant être examinés par des responsables de haut niveau pour garantir leur pertinence technique et leur adéquation aux exigences des projets.
Pour 2026, le Programme d’Entretien Routier a été arrêté à 47 784 millions FCFA TTC, grâce à une enveloppe de 60 milliards FCFA inscrite dans la Loi de Finances 2026, destinée à renforcer les ressources du MINTP au sein du Fonds Routier. Ce budget permettra de finaliser les projets en cours, de couvrir les nouveaux projets lancés anticipativement, et d’allouer des ressources pour la reconstruction des ouvrages d’art effondrés ainsi que pour le traitement des ponts critiques, suivant une stratégie d’entretien durable des routes en terre.
Le PER 2026 comprend un total de 263 projets répartis en trois catégories : gestion centrale, régionale et communale. Parmi ceux-ci, 76 projets à gestion centrale concernent 2 596,01 km de routes et 882,69 ml d’ouvrages d’art, nécessitant un financement de 26 milliards 357 millions FCFA. Une part significative de ces projets intégrera l’approche HIMO, soulignant l’engagement du ministère en faveur du développement local.
En ce qui concerne la gestion régionale, 29 projets sélectionneront 1 070,74 km de routes et 27 ml d’ouvrages d’art, avec un budget de 5 milliards 867 millions FCFA. Les ressources ont été notifiées aux Conseils Régionaux dès le 6 novembre 2025, permettant ainsi une anticipation dans la passation des marchés. Quant aux projets communaux, au nombre de 158, ils mobiliseront une enveloppe de 15 milliards 560 millions de FCFA pour 1 554,66 km de routes et 1 711,20 ml d’ouvrages d’art, grâce à une mutualisation astucieuse des ressources issues du Budget d’Investissement Public (BIP) et du Fonds Routier.
Ainsi, le Programme d’Entretien Routier 2026 se profile comme une priorité nationale, visant non seulement à renforcer l’infrastructure routière mais aussi à stimuler l’économie locale par la création d’emplois. Les travaux à venir devraient, en conséquence, non seulement améliorer la connectivité, mais aussi favoriser le développement communautaire dans les zones ciblées. Les attentes sont maintenant tournées vers la mise en œuvre effective de ces projets, avec l’espoir que l’approche HIMO générera des avantages durables pour les populations locales et le secteur des Travaux Publics au Cameroun.
Raphael Mforlem


