(LVDE) — L’Agence Française de Développement (AFD) a confirmé son engagement à mobiliser 150 millions d’euros, soit 98 milliards FCFA pour la réhabilitation de la route Yaoundé-Douala. Lors d’une rencontre avec le Ministre des Travaux Publics, les étapes du projet ont été précisées.
Le 11 décembre 2025, une réunion décisive s’est tenue au Ministère des Travaux Publics (MINTP) entre les émissaires de l’Agence Française de Développement (AFD) et les responsables en charge du projet de réhabilitation de la route Yaoundé-Douala. Cette rencontre a permis de réaffirmer l’engagement de l’AFD à mobiliser 150 millions d’euros, soit environ 98 milliards FCFA, pour doter ce projet vital des ressources nécessaires à sa réalisation.
La nécessité de remettre à niveau cette route est devenue pressante, en raison de l’accroissement du trafic, particulièrement lié aux activités du port de Kribi, et de la dégradation avancée de l’itinéraire. Les études techniques initialement élaborées en 2017 doivent donc être actualisées, ce qui constitue une priorité pour les partenaires engagés dans ce projet.
Le ministre des Travaux Publics a souligné l’importance d’inscrire des fonds au budget 2026 pour améliorer immédiatement le niveau de service de cette route stratégique, attendant la contractualisation des entreprises qui prendront en charge les travaux. Il a également proposé plusieurs orientations concrètes, telles que le déplacement du poste de pesage d’Edéa, maintenant situé à environ six kilomètres, pour faciliter sa digitalisation et aménager des aires de délestage.
Un autre aspect crucial de ce projet concerne l’intégration d’ouvrages socio-économiques au bénéfice des populations locales, conformément au Plan de Gestion Environnementale et Sociale. Le ministre a insisté sur la nécessité de maintenir le tracé actuel de la route tout en envisageant des dédoublements entre Édéa et Douala, ainsi que la construction d’un second pont sur la Dibamba. Ces améliorations visent à accompagner le développement de la zone, et garantir une circulation efficace et sécurisée.
Les futurs travaux s’inscrivent dans une dynamique de coopération régionale. Plusieurs partenaires financiers, tels que la Banque mondiale, la Banque Islamique de Développement et l’Union européenne, ont déjà manifesté leur intérêt pour soutenir le Gouvernement camerounais dans l’extension des infrastructures dans le cadre du Corridor Douala-Bangui. Ce corridor, qui comprend les tronçons Yaoundé-Douala, Yaoundé-Bonis, et Bonis-Bertoua-Garoua-Boulaï, est essentiel pour dynamiser les échanges économiques dans la région.
Alors que le trafic sur cette artère continue d’augmenter, les attentes sont grandes quant à l’impact positif de ces travaux sur l’économie nationale. Les acteurs locaux et les usagers espèrent que cette réhabilitation apportera une solution durable aux problématiques de transport et de logistique de la zone. L’urgence de la situation appelle à une action rapide et efficace, tant sur le plan technique que financier, pour garantir un avenir fonctionnel aux échanges entre Yaoundé et Douala.
Raphael Mforlem


