(LVDE) – Le 10 décembre 2025, dans les salles high-tech du Datacenter de Zamengoé, Camtel a ouvert les « Journées Cloud CAMTEL », un workshop dédié aux enjeux des datacenters locaux, à la souveraineté des données et à la conformité réglementaire. Acteurs du secteur public et privé ainsi que du numérique ont répondu présents pour découvrir comment le géant public des télécoms veut faire du Cameroun un hub sécurisé de traitement et de stockage de données.
Hier, 10 décembre 2025, le Datacenter de Zamengoé, situé à une trentaine de kilomètres de Yaoundé, a pris des allures de carrefour stratégique. Dès l’ouverture des « Journées Cloud CAMTEL », le site ultra-moderne, conçu pour centraliser, traiter, stocker et redistribuer de très importants volumes de données, a servi de point de convergence pour des représentants d’administrations publiques, de grandes entreprises et de structures numériques nationales et internationales. Installations physiques, serveurs redondants, réseaux et systèmes de refroidissement ont été présentés comme les fondations indispensables d’une souveraineté numérique, alors que l’utilisation croissante de services numériques exige sécurité, disponibilité et conformité aux normes en vigueur.
La journée d’ouverture a été marquée par un exposé inaugural du Dr Anye Divine, consultant international en télécommunications, qui a mis en exergue les défis liés à la protection des infrastructures critiques et à la gestion sécurisée des données dans un environnement où le stockage hors du territoire expose ces dernières à des législations étrangères souvent divergentes. Dans un contexte où Camtel génère plus de 33,7 milliards FCFA de revenus dans ses activités de transport de données, en hausse de plus de 17 % en 2024 par rapport à 2023, l’accent a été mis sur l’importance de renforcer les capacités locales de traitement et de stockage pour mieux maîtriser les flux numériques du pays.
Au cœur des échanges, la dimension réglementaire a occupé une place centrale. Les intervenants ont rappelé que la loi sur la protection des données à caractèr re personnel impose des exigences strictes en matière de consentement, de stockage local et de responsabilité des acteurs. Camtel se positionne ainsi comme un fournisseur d’infrastructure prêt à accompagner les administrations et les entreprises dans leurs obligations de conformité, tout en contribuant à la construction d’un écosystème numérique résilient.

Les travaux se sont poursuivis avec une visite guidée des installations du datacenter, offrant aux participants une occasion rare d’apprécier la robustesse et la modularité du site. De l’imposant alignement des baies serveurs aux salles de contrôle climatique, toute la chaîne opérationnelle a été mise en lumière, symbolisant l’ambition de Camtel de faire du Cameroun un espace de confiance numérique en Afrique centrale.
Dans la foulée de cet événement, d’autres initiatives récentes du secteur témoignent de cette dynamique d’autonomisation numérique : des rencontres comme le Forum national sur le DNS et les travaux autour de la validation DNSSEC visent à renforcer la sécurité des infrastructures Internet, avec des opérateurs comme Camtel affichant plus de 73 % de domaines sécurisés dans le pays, en progression vers l’objectif national de 98 % d’ici 2026.
Le workshop, qui se déroule jusqu’au 12 décembre, s’inscrit dans une stratégie plus large de Camtel : consolider la souveraineté numérique du Cameroun, valoriser son datacenter comme atout technologique majeur et stimuler la collaboration avec l’écosystème national du numérique. En toile de fond, cette mise en avant d’infrastructures de traitement de données locales illustre une volonté partagée de faire du pays un point d’ancrage fiable pour les applications critiques des administrations publiques et des acteurs économiques, dans un monde où la donnée devient un enjeu de puissance et de sécurité nationale. Raphael Mforlem


