(LVDE) – Le 9 décembre 2025, le ministre Achille Bassilekin III a reçu l’ambassadrice du Brésil, Patricia Maria Oliveira Lima, pour une séance de travail consacrée au renforcement de la coopération économique entre les deux pays. Au centre des échanges figuraient le soutien aux PME, l’innovation sociale et la valorisation de l’artisanat, avec plusieurs nouveaux projets en préparation.
Sous les lumières feutrées du cabinet ministériel, l’entretien entre Achille Bassilekin III et l’ambassadrice Patricia Maria Oliveira Lima s’est ouvert dans un climat d’optimisme. En cette matinée de décembre, les deux délégations reviennent sur un partenariat qui, depuis plusieurs années, nourrit les ambitions du Cameroun en matière de développement entrepreneurial. Le Brésil, fort de son expertise dans le soutien aux micro et petites entreprises, apparaît comme un allié naturel pour stimuler des secteurs encore en structuration.
Le ministre rappelle que les collaborations avec l’Agence brésilienne de coopération et le SEBRAE ont permis au Cameroun d’adopter de nouveaux outils d’appui aux entrepreneurs, notamment dans l’accompagnement des incubateurs et des pôles artisanaux. Mais au-delà du bilan, les discussions s’orientent vers le futur. Le Cameroun souhaite désormais élargir ce partenariat à des segments déterminants comme l’agro-industrie, où l’accès aux technologies, aux équipements et à l’encadrement technique demeure l’un des principaux défis pour les producteurs et transformateurs locaux.
Dans ce domaine, l’ambassadrice souligne la volonté de son pays de soutenir la mise en place de programmes de transfert de compétences. Les équipes explorent la possibilité de déployer un dispositif structuré en lien avec l’Agence de promotion des PME, afin d’offrir un appui rapproché aux entrepreneurs, particulièrement ceux installés dans les bassins de production. Le cacao, le café et le manioc, secteurs emblématiques du tissu agricole camerounais, pourraient ainsi bénéficier de projets pilotes inspirés de l’expérience brésilienne en matière de coopérativisme et de valorisation des produits locaux.
Au fil des échanges, les questions liées à l’artisanat émergent avec force. Ce secteur, qui regroupe une large part de travailleurs indépendants, est considéré comme un levier de création de valeur et de préservation du patrimoine culturel. Les deux parties évoquent la nécessité de soutenir la professionnalisation des artisans, l’accès à des matières premières de qualité et la modernisation des circuits de distribution. Le Brésil, dont l’industrie artisanale occupe une place notable dans l’économie, propose de partager ses modèles d’organisation communautaire et d’innovation sociale.
Dans les couloirs du ministère, les conseillers suivent attentivement les échanges techniques. L’objectif est clair : doter le Cameroun d’un réseau plus robuste d’appuis aux PME, capable de mieux encadrer les créateurs d’entreprises et de renforcer la compétitivité de celles déjà en activité. Pour Achille Bassilekin III, ce partenariat est essentiel pour accélérer la diversification économique et soutenir un entrepreneuriat mieux structuré.
À l’issue de la rencontre, les deux responsables se félicitent de l’alignement des priorités. Le Cameroun, dans sa stratégie de modernisation des secteurs productifs, voit dans le modèle brésilien un cadre inspirant. Le Brésil, de son côté, réaffirme son engagement à accompagner les initiatives locales. Alors que les équipes techniques s’apprêtent à entamer un nouveau cycle de travail, un horizon commun se dessine : celui d’une coopération qui place l’innovation, l’inclusivité et la transformation économique au centre des ambitions partagées. Sorelle Ninguem


