Célestin GUÉLA SIMO, Directeur Général d'Afriland First Bank.
(LVDE) – L’opération, soutenue par Afreximbank et un pool de banques locales et récemment bouclée par l’État du Cameroun, a bénéficié d’une contribution de 50 milliards FCFA, soit 21 %, de la part d’Afriland First Bank. Cet engagement confirme le rôle central de la banque dans le financement public et le soutien à la stabilité des comptes nationaux.
Sous un ciel gris de décembre, Yaoundé résonne encore au rythme des remerciements du ministre Louis Paul Motaze. Quelques heures plus tôt, l’État venait de finaliser une opération de levée de fonds de 238 milliards FCFA destinée à renforcer sa trésorerie et soutenir plusieurs programmes publics. Parmi les sept établissements financiers impliqués — Société Générale, BICEC, Ecobank, SCB, UBA, Access Bank et Afriland First Bank — cette dernière a marqué la différence.
Avec une souscription de 50 milliards FCFA, entièrement décaissés dès la première tranche, Afriland First Bank représente à elle seule 21 % du montant total mobilisé. Une performance saluée par les autorités, tant pour la rapidité de l’opération que pour la solidité financière démontrée. Cette contribution intervient dans le cadre d’un montage soutenu par Afreximbank, garant principal, qui a permis de sécuriser la confiance des investisseurs et de boucler l’opération dans les délais attendus.
En amont de cette syndication, Afriland First Bank avait mis en place une ligne de crédit court terme de type revolving, offrant à l’État une avance de trésorerie indispensable pour assurer la continuité de certains engagements urgents. Ce soutien préliminaire, rarement rendu public, illustre la place stratégique qu’occupe la First Bank dans l’écosystème financier camerounais.
Dans les couloirs du siège de la banque, l’Administrateur Directeur Général, Célestin Guela Simo, insiste sur la philosophie de l’institution : un engagement continu aux côtés de l’État pour accompagner les politiques économiques et les projets structurants. À ses yeux, cette mobilisation massive n’est pas seulement un acte financier, mais une contribution directe à la croissance inclusive et à la modernisation des infrastructures nationales.
Les propos du ministre des Finances vont dans le même sens : « Afriland First Bank s’est illustrée par une participation déterminante et par la mise en place d’un dispositif flexible qui a permis de sécuriser les besoins immédiats de trésorerie », souligne-t-il. Une reconnaissance qui traduit la qualité du partenariat entre la banque et l’administration publique.
À la lumière de ces engagements, Afriland First Bank renforce son image d’acteur majeur du financement public. Sa capacité à conjuguer rapidité, mobilisation de ressources et soutien opérationnel confirme son rôle de pilier dans la stabilité financière du pays. Une dynamique qui devrait se poursuivre, alors que d’autres programmes de financement sont déjà annoncés pour 2026.
Tressy Chouente



