A gauche, Achille Bassilekin III, Ministre des PME du Cameroun et a droite, Mathieu Ciowela, Représentant résident du PNUD,
(LVDE) – Le 9 décembre 2025, le ministre Achille Bassilekin III a reçu le représentant résident du PNUD, Mathieu Ciowela, pour une séance de travail consacrée à la future Stratégie mondiale pour l’égalité de genre 2026-2029. Cette rencontre marque une nouvelle étape dans le renforcement des actions en faveur de l’autonomisation économique des femmes, un axe central des politiques publiques camerounaises.
En ce matin de décembre, les couloirs du ministère des PME grouillent d’activité. Dans le cabinet du ministre Achille Bassilekin III, les dossiers sont soigneusement disposés avant l’arrivée de Mathieu Ciowela, représentant résident du PNUD. Dès l’entretien entamé, le ton est donné : il s’agit d’affiner les contributions du Cameroun à la stratégie mondiale pour l’égalité de genre que l’agence onusienne déploiera dès 2026. Autour de la table, les équipes passent en revue les priorités nationales et les actions déjà engagées pour renforcer la présence des femmes dans l’économie.
Le ministre rappelle que la dynamique nationale a pris un nouvel élan depuis le discours d’investiture du président Paul Biya, le 6 novembre 2025, réaffirmant la nécessité de réduire les inégalités entre les sexes. Ce cadre politique s’inscrit dans la mise en œuvre de la Politique nationale genre 2022-2030, un document de référence qui ambitionne de bâtir une société inclusive et de maximiser la participation de tous aux activités économiques et sociales du pays. Pour le MINPMEESA, cela implique un soutien structuré à la montée en compétence et à l’accès aux ressources productives des femmes.
Dans les services du ministère, les initiatives en faveur de l’entrepreneuriat féminin se multiplient. Les Centres de formalités de création d’entreprises enregistrent une progression notable des entreprises portées par des femmes, conséquence des efforts visant à simplifier les procédures et encourager la formalisation. Parallèlement, des programmes de sensibilisation promeuvent la culture entrepreneuriale auprès des jeunes, avec un accent particulier sur les filles. Dans les secteurs artisanaux, les formations permettent désormais à des milliers de femmes d’intégrer des marchés plus compétitifs, notamment dans les régions du Septentrion et de l’Est, longtemps confrontées à de fortes barrières d’accès.
D’autres projets viennent consolider ces avancées. Le dispositif SheTrades Outlook accompagne l’internationalisation des entreprises féminines, tandis que le programme « Manioc et Femmes dans la ZLECAF » ouvre des perspectives dans la zone de libre-échange continentale. À cela s’ajoutent les sessions de formation dédiées aux sociétés coopératives, outil privilégié pour structurer les activités productives dirigées par des femmes. Le ministère assure simultanément un appui technique et institutionnel aux organisations féminines, afin qu’elles jouent un rôle plus déterminant dans les chaînes de valeur locales.
Lorsque la réunion touche à sa fin, Mathieu Ciowela souligne l’importance d’intégrer les priorités du Cameroun dans la stratégie mondiale que prépare le PNUD. Le partenariat entre les deux institutions apparaît plus que jamais stratégique pour donner corps aux ambitions d’un développement inclusif. En renouant avec une coopération renforcée, le Cameroun et le PNUD posent les bases d’une nouvelle phase où l’autonomisation économique des femmes devient un levier central de croissance. Dans les couloirs du ministère, chacun repart avec la conviction que les travaux à venir seront déterminants pour inscrire durablement l’égalité de genre dans les politiques publiques nationales.
Raphael Mforlem


