(LVDE) – La Fondation SEPHIS et la microfinance FIN’Elle ont uni leurs efforts pour établir une ligne de crédit d’un milliard FCFA, destinée à soutenir le développement des femmes entrepreneures en Côte d’Ivoire. Cette initiative promet d’accélérer la création d’un écosystème de finance inclusive.
En Côte d’Ivoire, la collaboration entre la Fondation SEPHIS et la microfinance FIN’Elle prend une nouvelle dimension avec la signature, le 27 novembre 2025 à Abidjan, d’un partenariat autour d’une ligne de crédit d’un milliard FCFA. Ce financement est spécifiquement conçu pour répondre aux besoins des femmes entrepreneures, qui représentent près de 40 % des entreprises du pays.
La signature de cette convention s’inscrit dans une démarche globale visant à instaurer un véritable écosystème de finance inclusive. L’objectif est de réunir divers acteurs—banques, établissements de microfinance et partenaires techniques—afin d’offrir des conditions de financement adaptées aux PME dirigées par des femmes. Ce soutien s’avère crucial, car beaucoup de ces entrepreneurs rencontrent des difficultés à accéder aux crédits traditionnels, souvent inadaptés à leurs besoins spécifiques.
Chaque femme entrepreneure pourra désormais choisir le partenaire financier qui lui convient le mieux, en tenant compte de la taille de son activité et de ses attentes. À cet égard, la microfinance FIN’Elle est particulièrement bien positionnée pour accompagner cette population, dont les besoins sont parfois insuffisamment couverts par les banques commerciales.
Des témoignages concrets illustrent l’impact positif de cette initiative. Emmanuelle Lorgn, fondatrice de Sweet Food Trader, a partagé son expérience : « Lorsque les analystes de SEPHIS m’ont contactée, j’étais sceptique quant à leur capacité à m’aider. En deux semaines, FIN’Elle m’a financé, me permettant d’acheter une flotte de livraison et un four électrique. Sweet Food est en pleine expansion ! »
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De son côté, Christelle Bedian, à la tête de Africa Village Shop, a exprimé sa gratitude : « SEPHIS m’a guidée lorsque j’avais des doutes sur l’évolution de mon activité. Le soutien de FIN’Elle, arrivé après avoir innové dans ma gestion, a été déterminant pour la mode locale que je propose aujourd’hui. »
Ces histoires témoignent de la pertinence du modèle adopté par ces deux institutions. Un accompagnement technique rigoureux pave la voie à des financements adaptés aux besoins uniques des femmes entrepreneures.
Yénita Bamba, Directrice Générale de FIN’Elle, a déclaré : « Quand une femme lance une entreprise, elle renforce non seulement son foyer, mais aussi sa communauté et l’économie locale. » Sefora Kodjo, Présidente du Conseil d’Administration de SEPHIS, a ajouté : « Notre ambition n’est pas simplement de nous allier à une institution financière, mais de travailler avec des partenaires qui saisissent nos réalités et investissent dans le potentiel de ces femmes. »
Ce partenariat manifeste une vision partagée : la nécessité d’équiper les femmes pour transformer leurs entreprises et, par conséquent, leur communauté et l’écosystème économique africain. Saïd Sako, Directeur Exécutif de SEPHIS, a mis en avant la crédibilité des dossiers issus de cet accompagnement, affirmant que cette collaboration devrait fructifier bien au-delà du milliard initial.
Avant la fin de l’année 2025, les deux entités prévoient de débourser 300 millions de FCFA, renforçant ainsi leur engagement envers l’inclusion financière et le développement des femmes entrepreneurs en Côte d’Ivoire. Cette initiative représente un pas significatif vers l’émancipation économique des femmes, et promet de faire évoluer le paysage entrepreneurial du pays.
Sorelle Ninguem



