(LVDE) – Face aux accusations de violences sexuelles dans ses plantations, la Société Camerounaise des Palmeraies (Socapalm), sous la direction de Frédéric Augé, met en œuvre des actions fortes et immédiates pour lutter contre ce fléau, qui affecte à la fois le dialogue social et la performance de l’entreprise.
Dans un contexte alarmant marqué par des accusations répétées de violences sexuelles, la Société Camerounaise des Palmeraies (Socapalm) a pris des décisions audacieuses pour éradiquer ce phénomène. Depuis mai 2025, lorsque Frédéric Augé a pris la direction de l’entreprise, des mesures fermes ont été adoptées afin d’améliorer la situation qui, selon des rapports d’ONG et de la société civile, a gravement atteint les droits des femmes, tant salariées qu’habitant à proximité des plantations.
Les témoignages révèlent un tableau sombre où des femmes subissent des abus, allant de harcèlements à des viols, accentués par une culture d’impunité. Les riveraines des plantations se plaignent d’agressions lorsqu’elles traversent les champs pour mener des activités quotidiennes. Des salariées rapportent également que leurs supérieurs ne se gênent pas pour mettre en avant des menaces de non-paiement en échange de faveurs sexuelles. Des gardes de sécurité sont même accusés d’exiger des « faveurs » en échange de passages dans les zones sécurisées.
Ces violences ne sont pas isolées ; elles s’inscrivent dans un contexte plus vaste de précarité, d’accaparement des terres et de tensions entre les communautés locales et la société. À Edéa, l’Afrise (Association des Femmes Riveraines de Socapalm-Édéa) s’engage vigoureusement contre ces abus en organisant des pétitions visant à récupérer des terres et mettre fin aux violences. Cette association dénonce l’utilisation de la violence sexuelle comme une arme d’intimidation pour étouffer les voix contestataires.
👉🏾Restez informé en temps réel sur notre chaîne WhatsApp
Pour contrer ces accusations, Socapalm adopte une approche proactive inspirée des initiatives mises en place par sa maison-mère, Socfin. L’entreprise a élaboré des plans d’action correctifs comprenant la création de comités de genre chargés de traiter les cas de harcèlement, d’accompagner les victimes et d’assurer le suivi des signalements. Une ligne d’assistance anonyme a également été mise en place, permettant aux victimes de rapporter les abus en toute sécurité. En plus, l’entreprise offre un soutien psychologique aux victimes afin de les aider durant ces moments difficiles.
Des sanctions internes rigoureuses seront appliquées en cas d’abus avérés, avec une transparence renforcée grâce à la publication d’évaluations trimestrielles sur le site web de Socfin. Céline Schmitz, Coordinatrice du Développement durable, souligne que l’entreprise ne tolère aucune forme de violence, déclarant que les criminels potentiels doivent comprendre qu’il n’y a pas d’impunité.
Dans un souci d’améliorer continuellement ses procédures, la société a mandaté la Fondation Earthworm pour enquêter sur la situation et formuler des recommandations. Les résultats de ces efforts seront systématiquement évalués et mis à la disposition du public pour garantir une responsabilité totale dans la lutte contre les violences sexuelles.
À travers cette démarche, la Société Camerounaise des Palmeraies (Socapalm) s’engage à transformer son environnement de travail en un espace où règnent le respect et la sérénité, contribuant ainsi à atteindre ses objectifs pour le bien-être de tous.
Anatole Bidias



