(LVDE) – Les 18, 19 et 20 novembre 2025, l’Agence de Promotion des PME (Apme) a organisé un séminaire à Obala pour former son personnel à la mise en œuvre du projet Secal. Ce programme, axé sur la sécurité alimentaire, a pour objectif d’améliorer les compétences des participants dans l’administration de diagnostics et dans l’utilisation d’un Catalogue de Services non financiers.
La ville d’Obala a abrité du 18 au 20 novembre 2025, un séminaire crucial qui a permis de renforcer les capacités du personnel de l’Agence de Promotion des PME (Apme), en matière d’appropriation du projet d’appui à la Sécurité alimentaire dans les territoires ruraux du Cameroun (Secal) et de ses procédures ; un travail essentiel pour soutenir l’amélioration de la sécurité alimentaire dans le pays. Au cours des travaux, les participants ont été formés pour mener des diagnostics efficaces, comprendre les enjeux sous-jacents et utiliser de manière optimale le Catalogue de Services non financiers.
Soutenu par une collaboration entre le Cameroun et la France, le projet Secal se déploie dans six départements clés : Mifi, Moungo, Lékié, Fako, Mayo Kani et Bénoué. Son ambition est de lutter contre l’insécurité alimentaire en innovant l’approche des collectivités agropastorales et des jeunes entrepreneurs. À travers trois programmes complémentaires, le projet propose un large éventail d’outils pour développer des compétences en agroécologie et en éducation financière, tout en facilitant l’accès à des financements.
Le Programme d’Appui à la Rénovation et au Développement de la Formation Professionnelle (PCP-Afop) constitue l’un de ses principaux piliers. Il vise à former les acteurs locaux, leur fournissant les compétences nécessaires pour concevoir des projets collectifs favorisant la sécurité alimentaire. Ce programme met également l’accent sur l’éducation financière et l’amélioration des méthodes de production.
Le second programme, le Programme de Consolidation et de Pérennisation du Conseil Agropastoral (PCP-Acefa), est conçu pour offrir un accompagnement technique aux exploitations familiales, afin d’améliorer leur productivité. La gestion des ressources, l’accès au financement et la transition écologique sont des éléments fondamentaux abordés dans ce programme.
Et enfin, l’Apme qui joue un rôle central dans cette dynamique en proposant une gamme de services non financiers, allant du diagnostic des entreprises à la structuration, en passant par l’amélioration du packaging et la certification des produits. Cette diversification des services est essentielle pour assurer la pérennité des entreprises rurales, qui bénéficient également d’une sensibilisation à l’éducation financière et d’un soutien à l’accès au crédit.
Le séminaire d’Obala a également favorisé l’établissement de synergies entre les différents programmes, permettant ainsi aux entrepreneurs d’accéder plus facilement à des services complémentaires. De plus, le Catalogue de Services non financiers, essentiel au projet, a été analysé pour s’assurer qu’il répond aux besoins des bénéficiaires en matière de formation et d’accompagnement.
La méthodologie adoptée, axée sur des séminaires-ateliers, a mis l’accent sur le partage des connaissances. Les participants ont été formés à l’utilisation d’outils de diagnostic, de suivi et d’évaluation, leur permettant ainsi de collecter des données fiables et d’améliorer la coordination des services. Jean Marie Louis Badga, Directeur général de l’Apme, a souligné que ces outils sont indispensables pour relier la stratégie nationale aux actions locales.
Raphael Mforlem


