(LVDE) – Dans le cadre d’une initiative conjointe, la Banque africaine de développement (BAD) a lancé, le 12 novembre, la Plateforme Afrique-Asie (A-A). Ce projet ambitieux vise à faciliter le transfert de connaissances et d’innovations entre l’Afrique et l’Asie, avec l’objectif de dynamiser l’entrepreneuriat des jeunes sur les deux continents.
Le lancement de la Plateforme Afrique-Asie, orchestré par la Banque africaine de développement (BAD) en collaboration avec des institutions japonaises, marque un tournant significatif dans la promotion des échanges de savoir-faire entre l’Afrique et l’Asie. La cérémonie, qui s’est déroulée à l’Université des Nations unies à Tokyo, a vu la participation de personnalités clés telles que Sidi Ould Tah, président du Groupe de la BAD, Francis Petersen, vice-chancelier de l’université de Pretoria, et Teruo Fujii, président de l’université de Tokyo. Cet événement s’inscrit dans une volonté de renforcement des liens entre les deux continents, en misant sur l’innovation pour soutenir le développement.
La Plateforme Afrique-Asie, soutenue par le Policy and Human Resource Development Grant (Phrdg), s’articule autour de plusieurs axes stratégiques. Ces axes incluent la création de partenariats de connaissances, le développement d’un dialogue entre acteurs publics et privés pour soutenir les initiatives en Afrique, et le renforcement des capacités de recherche au sein des institutions académiques. La création de synergies entre les universités est primordiale pour réussir ce transfert de compétences.
Cette initiative fait suite à la neuvième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (Ticad9), tenue à Yokohama en août 2025, où l’accent a été mis sur l’importance de la co-création de solutions innovantes. La BAD et ses partenaires ont exprimé leur ambition d’utiliser cette plateforme pour établir un nouveau cadre de collaboration, en s’assurant que les jeunes entrepreneurs profitent des opportunités offertes.
Ould Tah a souligné l’importance de cette démarche, déclarant que « l’établissement de liens entre les continents africain et asiatique est vital pour le succès de la plateforme. En plaçant la jeunesse au cœur de l’innovation et de l’entrepreneuriat, nous favorisons le développement d’un marché africain attractif, capable de générer des emplois, d’atténuer les problèmes de migration et d’assurer un avenir sûr ». L’accent mis sur les jeunes en tant que moteurs de l’économie souligne l’engagement de la BAD à investir dans la prochaine génération de leaders économiques.
Francis Petersen a surenchéri, soulignant que même avec des distances géographiques et institutionnelles à surmonter, les universités sont des institutions pivot pour combler les écarts. « Leur capacité à produire des connaissances interdisciplinaires et à établir des réseaux permettra de renforcer les échanges entre les deux continents. C’est en unissant nos forces que nous pourrons co-créer des solutions qui répondent aux défis contemporains », a-t-il expliqué.
De son côté, Teruo Fujii a mis en avant le potentiel de cette initiative pour favoriser des connexions entre chercheurs, décideurs et entrepreneurs. « La plateforme sera le point de rencontre pour des projets de recherche conjoints et des opportunités d’apprentissage mutuel, enrichissant ainsi le capital humain des deux continents », a-t-il déclaré.
La Plateforme Afrique-Asie vient s’ajouter aux projets d’innovation déjà en cours à la BAD, tels que la phase 2 de l’Université panafricaine et le projet Ennova. Ce dernier, une plateforme d’innovation alimentée par l’intelligence artificielle, permet aux entrepreneurs d’accéder à des ressources variées allant des études de marché aux financements. Grâce à ces initiatives, la BAD espère renforcer l’écosystème entrepreneurial africain, stimulant ainsi le développement durable.
Les organisations partenaires, incluant l’Université de Pretoria et l’École supérieure de politique publique de l’Université de Tokyo, ont réaffirmé leur engagement à collaborer pour atteindre les objectifs fixés par la plateforme. Cet engagement collectif démontre une volonté sincère d’investir dans l’avenir des jeunes et d’encourager un climat d’innovation sur le continent africain. En unissant leurs forces, ces institutions aspirent à transformer le paysage entrepreneurial mondial, faisant de l’Afrique un acteur incontournable sur la scène internationale. Cette initiative promet de dynamiser l’entrepreneuriat des jeunes et d’ouvrir des perspectives nouvelles pour les générations futures.
Raphael Mforlem


