Signature du mémorandum d’entente entre le PAK, la CNPS et le consortium Bestway/Austsino et G-Stones.
(LVDE) – Le 4 novembre 2025, un nouveau chapitre s’est ouvert pour le Port de Kribi avec la signature d’un Mémorandum d’Entente entre le Port Autonome, la Cnps, et le consortium Bestway/Austsino et G-Stones, visant la construction d’un terminal minéralier. Un projet ambitieux qui pourrait transformer le secteur minier camerounais.
La salle de conférences de l’imposant immeuble de la Cnps vibre d’excitation le4 novembre 2025. Les représentants du Port Autonome de Kribi (PAK), de la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (Cnps), ainsi que ceux du consortium Bestway/Austsino et G-Stones, viennent de sceller un partenariat stratégique pour la construction d’un terminal minéralier sur le site portuaire. Cette signature, marquée par des poignées de main et des flashs de caméras, représente un tournant potentiel pour l’industrie minière et le commerce au Cameroun.
Le projet s’annonce colossal : le futur terminal aura la capacité de traiter jusqu’à 125 millions de tonnes de minerais par an et s’étendra sur une superficie de 330 hectares. Cette infrastructure moderne sera dotée de technologies portuaires de pointe, conçues pour améliorer la valorisation locale des minerais et renforcer la compétitivité du pays sur la scène internationale.
Pour Patrice Melom, Directeur Général du PAK, ce projet illustre les ambitions d’un Cameroun désireux de prendre une place prépondérante dans le secteur minier. « Nous visons non seulement à développer les infrastructures, mais aussi à encourager la transformation locale des ressources, une étape cruciale pour l’économie nationale, » a-t-il déclaré lors de la cérémonie.
Alain Noël Olivier Mekulu Mvondo Akame, Directeur Général de la CNPS, a également souligné l’importance stratégique de cette initiative. Il a évoqué un projet qui s’inscrit dans une dynamique de développement durable, capable de générer des milliers d’emplois et d’impulser une croissance durable.
Les capacités opérationnelles du terminal s’annoncent impressionnantes. Avec une conception axée sur l’efficacité et la durabilité, les technologies employées permettront de limiter l’impact environnemental tout en maximisant les performances logistiques. Ce projet pourrait également attirer de nouveaux investissements étrangers et stimuler le développement économique de la région du Littoral.
Les signataires se sont engagés à finaliser, dans un délai de quatre à six mois, la structuration technique, juridique et financière du projet. Cette étape est essentielle pour garantir la viabilité de l’initiative et le respect des délais de mise en œuvre. En parallèle, des études d’impact environnemental et des consultations publiques sont prévues pour assurer une intégration harmonieuse du terminal dans son environnement.
Ce terminal minéralier s’inscrit dans une série d’efforts déployés par le Cameroun pour exploiter son potentiel minier, réputé pour ses richesses en fer, bauxite, or et diamants. Face à la demande croissante sur les marchés internationaux, des projets comme celui-ci sont cruciaux pour positionner le pays comme un acteur clé de l’industrie minière.
Au-delà des enjeux économiques, cette initiative vise également à encourager la création de véritables chaînes de valeur locales. En renforçant les capacités de transformation des minerais sur place, le Cameroun pourrait non seulement accroître ses recettes fiscales mais aussi promouvoir un développement plus inclusif.
Tressy Chouente


