Representatives of the African Development Bank and members of the Namibia Revenue Agency staff during a supervision mission in Windhoek.
(LVDE) – Depuis la création de la Namibia Revenue Agency, la collecte des recettes a augmenté de 67 %, témoignant d’un renforcement significatif de l’administration fiscale. Ces résultats tangibles ont été obtenus grâce au rôle crucial joué par la Banque africaine de développement dans l’essor des recettes fiscales du pays.
En Namibie, la transformation de l’administration fiscale est palpable grâce à l’appui indéfectible de la Banque africaine de développement (BAD). Depuis la création de la Namibia Revenue Agency (NamRA), les résultats sont impressionnants. En moins de cinq ans, cette institution a réussi à collecter 275,80 milliards de dollars namibiens, marquant une hausse de 67 % des recettes intérieures. Ce bond est particulièrement notable dans le secteur de l’impôt sur les sociétés non minières, où des efforts ciblés ont permis d’améliorer la mobilisation des fonds.
Sam Shivute, commissaire de la NamRA, a déclaré lors d’une mission de supervision de la BAD, le 28 octobre 2025 : « Sans le soutien de la Banque, nous n’aurions peut-être pas atteint cette étape cruciale. Nous aspirons à devenir une organisation de classe mondiale, et notre capacité à mobiliser des recettes a constamment dépassé nos attentes. » Cette ambition souligne l’importance du partenariat entre la NamRA et la BAD, qui a été central dans l’établissement de l’agence via plusieurs opérations d’appui budgétaire entre 2017 et 2022.
Le soutien de la BAD ne se limite pas à des fonds. Il inclut également une assistance technique qui vise à renforcer la gestion des finances publiques et à améliorer la gouvernance économique. En décembre 2024, un don de 342 000 dollars a été approuvé pour financer des projets spécifiques d’assistance technique à l’administration fiscale. Ces initiatives ont pour but d’augmenter la mobilisation des recettes intérieures grâce à des audits ciblés et à un renforcement des capacités du personnel de la NamRA.
Le projet a pour objectif de renforcer l’efficacité de la collecte fiscale, d’éliminer les fuites de revenus et d’améliorer la viabilité des finances publiques. En réduisant le déficit budgétaire, qui est un facteur déterminant de la dette publique, ces mesures permettent une plus grande flexibilité budgétaire pour des investissements dans des secteurs essentiels. Baboucarr Koma, responsable de la gouvernance à la BAD, a souligné : « Alors que l’aide publique au développement diminue, nous soutenons les pays africains dans leur quête de mobiliser davantage de recettes intérieures. »
La Namibie se distingue en Afrique par son ratio impôts/PIB, l’un des plus élevés du continent. En 2023, ce ratio a atteint 26,2 %, largement au-dessus de la moyenne continentale de 15,1 %, selon l’African Tax Administration Forum. Cette performance témoigne des efforts continus de la NamRA pour améliorer la collecte des recettes, ce qui permettra au gouvernement d’investir davantage dans ses infrastructures et dans le bien-être de sa population.
Les autorités namibiennes, en particulier le ministère des Finances, voient dans le renforcement des capacités de la NamRA une opportunité d’accroître les investissements publics. En maintenant une discipline budgétaire rigoureuse, le gouvernement espère orienter ces fonds vers des projets qui bénéficieront à long terme à l’ensemble de la population.
Créée en 2021, la NamRA a pour mission d’évaluer et de percevoir les impôts et les recettes au nom de l’État. Ce partenariat avec la Banque africaine de développement illustre le potentiel transformateur de l’assistance technique, devenant ainsi un modèle de réforme fiscale en Afrique. Alors que la Namibie s’engage sur la voie d’une croissance inclusive et durable, cette collaboration constitue une référence pour d’autres pays du continent.
Sorelle Ninguem


