Récolte du sorgho
(LVDE) – Ce projet, qui représente une augmentation de 50 % par rapport à 2024, a été annoncé par la filiale du groupe français Castel au Cameroun. Il s’inscrit dans une stratégie d’import-substitution visant à renforcer l’approvisionnement local et à dynamiser l’économie rurale.
Boissons du Cameroun, filiale du groupe français Castel, annonce un ambitieux projet de récolte de 12 000 tonnes de sorgho local en 2025, marquant une augmentation de 50 % par rapport à 2024. Ce projet s’inscrit dans une stratégie d’import-substitution visant à renforcer l’approvisionnement local et à dynamiser l’économie rurale.
Dans un contexte économique où la souveraineté alimentaire prend de plus en plus d’importance, Boissons du Cameroun s’impose comme un acteur clé du développement local. La société, qui appartient au groupe français Castel, a récemment dévoilé son objectif de collecter 12 000 tonnes de sorgho produit localement d’ici 2025, une hausse significative par rapport aux 8 000 tonnes prévues en 2024. Cette initiative représente une démarche proactive vers l’import-substitution, une stratégie essentielle pour réduire la dépendance aux importations et promouvoir les ressources locales.
Cette ambition s’inscrit dans le cadre du rachat de Guinness S.A. en 2023, une opération qui a coûté plus de 300 milliards FCFA. En acquérant cette entreprise, Boissons du Cameroun a non seulement élargi son portefeuille de produits, mais elle a également renforcé son contrôle sur la production de boissons sur le territoire. Guinness, qui était auparavant une filiale du britannique Diageo, avait déjà établi des partenariats avec des producteurs locaux de sorgho. Ces conventions ont été non seulement maintenues, mais aussi étendues sous la direction du nouveau propriétaire, qui vise à doubler la production nationale de cette céréale, indispensable à la fabrication de bières et de boissons maltées.
Ce rachat s’accompagne d’un plan d’investissement ambitieux de 200 milliards FCFA, qui inclut la construction de trois nouvelles usines à Yaoundé, Garoua et Bafoussam. Ces infrastructures industrielles sont conçues pour renforcer la capacité de production du groupe et accroître la demande en matières premières locales, notamment en sorgho et en maïs. En s’approvisionnant auprès des agriculteurs des départements du Mayo-Tsanaga, du Mayo-Kani et du Mayo-Danay dans l’Extrême-Nord, ainsi que de la Bénoué, Boissons du Cameroun s’engage à soutenir l’agriculture locale.
Stéphane Descazeaud, le directeur général de Boissons du Cameroun, souligne l’importance de cette initiative : « Le maïs et le sorgho sont au cœur d’un écosystème durable et inclusif. En valorisant les productions locales, nous relions l’industrie à l’agriculture pour une croissance plus durable. » Cette approche vise non seulement à dynamiser l’économie rurale, mais aussi à créer des emplois dans les zones de production, consolidant ainsi la stratégie nationale d’industrialisation axée sur les ressources locales.
L’initiative de Boissons du Cameroun a des répercussions significatives sur l’économie locale. En soutenant les agriculteurs et en améliorant leur productivité, l’entreprise contribue à l’augmentation des revenus ruraux et à la sécurité alimentaire du pays. De plus, cette stratégie d’import-substitution s’inscrit parfaitement dans les objectifs du gouvernement camerounais, qui cherche à promouvoir une industrie locale dynamique et résiliente.
Avec son objectif de collecter 12 000 tonnes de sorgho en 2025, Boissons du Cameroun ne se contente pas d’élargir ses activités ; elle participe activement à la transformation de l’économie locale. Ce projet illustre un modèle de développement intégré où l’industrie et l’agriculture collaborent pour bâtir un avenir plus durable, renforçant ainsi la souveraineté céréalière du Cameroun. Dans un monde où la durabilité et l’autosuffisance sont des enjeux cruciaux, Boissons du Cameroun se positionne comme un leader engagé dans cette transition nécessaire.
Anatole Bidias


