(LVDE) – Dans le cadre de l’exploitation industrielle de la bauxite de Minim-Martap, les deux entreprises ont renforcé leurs investissements pour garantir des infrastructures ferroviaires fiables, essentielles à la réussite de ce projet minier en pleine expansion.
Au cœur de l’Adamaoua, la région camerounaise qui abrite le site de Minim-Martap, un partenariat stratégique se dessine pour soutenir l’exploitation de la bauxite, une ressource minérale clé. Camrail, responsable de la gestion du réseau ferroviaire national en concession depuis 1999, et Camalco, l’opérateur minier qui détient 9,1 % des parts de Camrail, intensifient leurs investissements pour assurer un transport fluide des minerais. Leur ambition est de faire du chemin de fer un levier central dans le succès de cette initiative économique.
Camrail, en tant qu’acteur majeur du développement socio-économique du Cameroun, a réalisé des investissements colossaux, dépassant les 300 milliards FCFA, dans l’entretien et la modernisation de ses infrastructures ferroviaires. Ces efforts, réalisés en collaboration avec l’État et des partenaires financiers, ont permis de renouveler plus d’un tiers du réseau ferroviaire et de rénover 1 800 ouvrages hydrauliques. Le parc de locomotives a ainsi été considérablement développé, passant de 9 unités opérationnelles à 39, dont quatre sont dédiées au transport de passagers.
Face à une demande croissante, Camrail entre dans une nouvelle phase d’expansion. La prochaine livraison de quatre locomotives et de 100 wagons plateformes marque une étape importante dans le renforcement de ses capacités de traction et de transport. En outre, pour répondre aux exigences de sécurité et de performance, la société a prévu un budget annuel de maintenance ferroviaire de 5,2 milliards FCFA en 2025, une augmentation notable par rapport à la moyenne de 4,7 milliards des années précédentes.
Récemment, Camrail a également investi 3,3 milliards FCFA dans l’acquisition de nouvelles lignes de rail de 54 kg et de matériel de voie, témoignant de son engagement à améliorer l’efficacité de ses opérations. Parallèlement, la société contribue au développement local en allouant 400 millions FCFA par an à des initiatives communautaires, notamment des projets de forage, des programmes éducatifs et des actions en faveur de la santé.
La collaboration avec plus de 300 petites et moyennes entreprises camerounaises dans le cadre de la sous-traitance a créé environ 30 000 emplois directs et indirects. En moyenne, Camrail consacre chaque année 35 milliards FCFA à l’achat de fournitures et de services auprès de fournisseurs locaux, renforçant ainsi l’économie régionale.
Le projet d’exploitation de la bauxite à Minim-Martap représente une opportunité significative pour le Cameroun. En facilitant le transport de cette ressource précieuse, Camrail et Camalco s’inscrivent dans une démarche qui promet non seulement de dynamiser le secteur minier, mais également de favoriser un développement économique durable.
À mesure que l’exploitation de la bauxite se développe, le chemin de fer se positionne comme un axe stratégique pour le transport de minerais. Les investissements continus dans les infrastructures ferroviaires et la modernisation des équipements sont des gages de succès pour le projet de Minim-Martap, qui pourrait transformer le paysage économique de la région.
Avec un engagement fort envers l’innovation et le développement local, Camrail et Camalco montrent la voie vers un avenir où l’exploitation des ressources naturelles s’accompagne d’une attention particulière aux enjeux socio-économiques et environnementaux. Ce partenariat, soutenu par des investissements ciblés, pourrait bien redéfinir les standards de l’industrie minière au Cameroun, offrant ainsi un modèle à suivre pour d’autres projets similaires sur le continent.
Raphael Mforlem


