(LVDE) – Cet appui, qui a pour objectif de dynamiser l’économie régionale, contribuera également à renforcer la capacité de la Bdeac à financer des projets d’envergure dans les six pays membres de la Cemac.
Le 14 août 2025, un accord significatif a été signé à Yaoundé entre Yvon Sana Bangui, gouverneur de la Beac, et Dieudonné Evou Mekou, président de la Bdeac. Cet engagement financier de 120 milliards FCFA (environ 183 millions d’euros) a pour objectif de renforcer le rôle de la Bdeac dans le financement d’initiatives publiques et privées au sein des six pays de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (Cemac).
Le financement sera débloqué en deux tranches : la première de 40 milliards FCFA prévue pour 2025, suivie de 80 milliards FCFA en 2026. Avec cette nouvelle injection de fonds, le total des financements accordés par la Beac à la Bdeac via cette facilité de compte courant atteindra 240 milliards FCFA. En outre, la Bdeac bénéficie également d’une ligne de refinancement de 150 milliards FCFA, établie par la Beac à travers un guichet spécial destiné aux investissements productifs.
Sur le plan capitalistique, la Beac reste l’actionnaire principal de la Bdeac. Suite à une récente augmentation de capital validée par le Conseil d’administration à Malabo, la participation de la Beac s’élève désormais à 501,45 milliards FCFA, soit 33,43 % du capital libéré. Cet apport est crucial pour la solidité financière de la Bdeac, lui permettant de mieux répondre aux défis de financement dans la région.
Les ressources mobilisées visent à soutenir la mise en œuvre du plan stratégique “Azobé 2023-2027” de la Bdeac. Ce plan ambitieux a pour but d’accélérer l’intégration économique régionale, de financer des infrastructures essentielles, de promouvoir le développement durable, et de moderniser l’institution. Dans un contexte où la Cemac s’efforce de diversifier ses économies et de stimuler la croissance, ces fonds devraient permettre à la Bdeac d’augmenter ses engagements dans des secteurs clés comme les transports, l’énergie, l’agriculture et l’industrie.
La nécessité d’un tel soutien financier est d’autant plus pressante dans une région où les défis économiques sont nombreux. Les pays membres de la Cemac font face à une dépendance accrue vis-à-vis des matières premières, rendant essentiel le développement d’infrastructures diversifiées pour soutenir la croissance. Grâce à ce financement, la Bdeac pourra renforcer son impact sur le terrain, en facilitant des projets qui amélioreront les conditions de vie des populations et stimuleront l’activité économique.
Ce partenariat stratégique entre la Beac et la Bdeac est donc un signe encourageant pour l’avenir économique de la zone Cemac. En mobilisant des ressources financières significatives, ces institutions visent à transformer les défis en opportunités, contribuant ainsi à un avenir plus prospère pour la région. Les prochaines années seront cruciales pour observer l’impact de ces investissements sur le développement économique et social des pays de la Cemac, et la Bdeac semble bien positionnée pour jouer un rôle clé dans cette dynamique.
Tressy Chouente



