Richard Wissam directeur général de Africa Port Development (APD)
(LVDE) – L’ambitieux projet de construction d’un terminal mixte vraquier, doté de 1 000 mètres linéaires de quais et d’une valeur estimée à 233 milliards FCFA, initié par le Port Autonome de Douala (PAD), est piloté par Africa Port Development (APD), filiale du groupe Karam Trading Holding (KTH).
Le 25 juillet dernier, le Port Autonome de Douala a franchi une étape majeure dans son projet d’extension avec la pose de la première pierre du Terminal Mixte Vraquier. Ce projet colossal, évalué à 233 milliards FCFA, a été confié à Africa Port Development (APD), une entreprise du groupe Karam Trading Holding (KTH). L’objectif est clair : faire de la rive droite du Wouri un pôle logistique de premier plan, capable de répondre aux besoins croissants du commerce en Afrique centrale.
Le Terminal, qui s’étendra sur 36 hectares, sera développé en plusieurs phases, avec un investissement initial de 97 milliards FCFA consacré à l’aménagement de 12 hectares. Ce premier jalon inclut la construction d’un quai de 450 mètres linéaires, d’un bâtiment administratif de 4 000 m², d’un entrepôt de 3 000 m², ainsi qu’un atelier de maintenance de 3 250 m² et des silos d’une capacité de 120 000 tonnes. Une infrastructure moderne, intégrant également une voirie interne, une ligne ferroviaire et un système de lutte contre les incendies, sera mise en place. Au total, ce projet mobilisera un financement de 356 millions d’euros, démontrant l’engagement des acteurs locaux, notamment les filiales du groupe AFG Holding, dirigé par Léon Koffi.
Pour garantir la qualité et l’efficacité des travaux, APD a associé le groupement Somagec/Negri, reconnu pour son expertise dans les grands chantiers portuaires à travers le continent. Ce partenariat assure une exécution rapide et fiable, renforçant ainsi la confiance des investisseurs et des parties prenantes. La combinaison des compétences de Somagec, un pilier des aménagements portuaires en Afrique, et de Jean Negri, expert en constructions maritimes complexes, confère au projet une solidité technique indéniable.
Richard Wissam, directeur général d’APD, a affirmé que le premier navire vraquier devrait arriver en 2028, concrétisant ainsi les promesses faites par l’État en 2011. Cette échéance, soutenue par des financements solides et une expertise reconnue, semble désormais à portée de main.
Le projet du terminal vraquier s’inscrit dans une stratégie plus large de reconfiguration du Port Autonome de Douala. Cyrus Ngo’o, son directeur général, souligne que cette initiative vise à faire de la rive droite du Wouri un nouveau pôle d’essor, un prolongement stratégique de la plateforme portuaire, conçu pour la performance et l’attractivité. Cette transformation vise non seulement à moderniser l’image du PAD, mais aussi à le positionner comme un hub sous-régional capable d’absorber l’augmentation des échanges commerciaux, renforçant ainsi l’intégration économique de la région.
Le Terminal Mixte Vraquier n’est pas qu’une simple infrastructure logistique ; il a le potentiel de devenir un véritable moteur de croissance pour le Cameroun et la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (Cemac). En facilitant l’importation de vrac solide, tel que les engrais et les matériaux de construction, il contribuera à la dynamisation de l’économie locale tout en répondant aux exigences de développement durable.
Ce projet ambitieux, alliant vision portuaire et développement durable, témoigne de l’engagement d’un port camerounais tourné vers l’avenir, soutenu par une ingénierie de haut niveau et des partenaires de confiance. Africa Port Development se positionne ainsi comme l’artisan clé de cette transformation, avec l’ambition de faire du Port Autonome de Douala un modèle d’excellence logistique sur le continent africain.
Amélie Yandal



