(LVDE) – Suite à un affaissement ayant entraîné l’arrêt des travaux pendant un an, la société en charge de la réhabilitation de cette route de 51,3 km a repris les travaux le 12 juillet 2025.
La reprise des travaux sur le tronçon Bonepoupa–Yabassi, annoncée le 12 juillet 2025 par l’entreprise Bun’s, marque un tournant dans le projet d’infrastructure reliant Douala, capitale économique du Cameroun, à Yabassi, chef-lieu du département du Nkam. Ce segment de 51,3 km, essentiel pour le transport de produits agricoles et halieutiques, avait été interrompu pendant un an en raison de l’effondrement survenu à cause de fortes pluies en 2024, au point kilométrique 2+375.
Pour remédier à cette situation, Bun’s a entamé un traitement des fondrières suivi de la pose d’une première couche de matériaux géosynthétiques de renforcement, utilisant la méthode du remblai renforcé Fortrac Nature, comme l’a précisé le ministère des Travaux publics. Cette technique vise à stabiliser la chaussée avant le retour des saisons pluvieuses, essentielles pour l’agriculture de la région.
La nécessité de rouvrir cet axe aux camions est pressante, étant donné son importance pour l’approvisionnement de Douala en produits du Nkam, un bassin de production agricole majeur. En effet, l’interruption du passage des poids lourds depuis l’incident a eu des répercussions significatives sur l’économie locale, affectant à la fois les producteurs et les consommateurs.
L’histoire de ce tronçon est complexe. Il fait partie du projet de bitumage de la route Douala–Yabassi, lancé en 2017, en même temps que le tronçon Douala–Bonepoupa, long de 33 km. Initialement, la livraison de ce projet était prévue pour 2019. Toutefois, le contrat, attribué à la société tchadienne Encobat pour un montant de 26,5 milliards FCFA, a été résilié par le ministère des Travaux publics en novembre 2023 en raison de problèmes d’organisation et du manque d’engins sur le chantier.
La suite de l’exécution du projet a été confiée à l’entreprise camerounaise Cabte, mais les progrès sont restés lents, suscitant des inquiétudes quant à la finalisation des travaux. Les autorités locales espèrent désormais une livraison complète d’ici la fin de l’année 2025, un objectif jugé crucial pour désenclaver durablement le département du Nkam.
À long terme, l’achèvement de la route Douala–Bonepoupa–Yabassi devrait non seulement améliorer les conditions de transport, mais également stimuler l’économie locale, favorisant ainsi le développement des infrastructures et l’amélioration des conditions de vie des populations riveraines. La relance des travaux par Bun’s, après une période d’inactivité, est donc perçue comme une lueur d’espoir pour les acteurs économiques de la région.
Cette réhabilitation s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation des infrastructures routières au Cameroun. Elle vise à renforcer les connexions entre les zones rurales et urbaines, facilitant les échanges commerciaux et le développement socio-économique. Les enjeux sont d’autant plus importants dans un contexte où les besoins en infrastructures de transport ne cessent de croître, notamment pour répondre aux exigences d’une population en pleine expansion.
Anatole Bidias


