(LVDE) – Le Fonds Gabonais d’Investissements Stratégiques (FGIS) enregistre une croissance spectaculaire de son portefeuille, atteignant 1,9 milliard de dollars US à fin 2024. Cette performance illustre l’engagement du Gabon vers une diversification économique réussie.
Le Gabon, souvent associé à ses vastes ressources pétrolières, dévoile une nouvelle facette de son économie avec la performance remarquable du Fonds Gabonais d’Investissements Stratégiques (FGIS). À la fin de l’année 2024, le FGIS affiche un portefeuille d’actifs de 1,9 milliard de dollars US, soit environ 1 082 milliards FCFA, selon le rapport 2025 sur l’impact des financements souverains publié par l’UN-SDG Fund. Cette avancée place le FGIS comme le premier fonds souverain de la zone CEMAC, un statut qu’il a obtenu grâce à une stratégie audacieuse de diversification économique.
L’année 2023 avait vu le FGIS commencer avec un portefeuille de 300 milliards FCFA. En seulement un an, ce chiffre a triplé, atteignant plus de 600 milliards FCFA dès juin 2024. La croissance de 88 % des investissements en faveur de projets énergétiques majeurs, tels que la restructuration de la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG), le lancement du barrage de Dibwangui et l’achèvement de Kinguélé Aval, illustre cette dynamique. Bien que plus de 950 milliards FCFA aient été injectés dans ces projets, le pays continue de faire face à un déficit énergétique, soulignant la nécessité de nouveaux financements.
La stratégie d’investissement 2020-2025, renforcée par un plan de relance lancé en mars 2024, met également l’accent sur le développement d’infrastructures essentielles, le soutien aux petites et moyennes entreprises (PME), ainsi que l’amélioration des terres agricoles et des secteurs sociaux. Le soutien aux PME a atteint 32 millions de dollars, tandis que le secteur social a bénéficié de 9 millions de dollars, notamment via l’Office national des produits pharmaceutiques (OPN).
Le FGIS, créé en 2012, a pour mission d’exploiter les ressources gouvernementales, notamment les revenus pétroliers et les partenariats, afin de favoriser le développement des infrastructures, du tissu économique et du secteur social au Gabon. En conséquence, le fonds s’est imposé comme l’un des plus actifs du continent, se classant aux côtés de fonds tels que le fonds éthiopien (46 milliards $US), nigérian (2,8 milliards $US), angolais (2,2 milliards $US), égyptien (2 milliards $US) et marocain (1,8 milliard $US).
Cette montée en puissance du FGIS est non seulement un signe de la résilience économique du Gabon, mais aussi un indicateur de la volonté du pays de diversifier ses sources de revenus et d’encourager une prospérité partagée. Avec 88 % de ses investissements concentrés dans le secteur énergétique, le FGIS démontre son engagement à transformer le paysage économique gabonais tout en cherchant à renforcer l’inclusion sociale.
Dans un contexte où les défis énergétiques demeurent, l’orientation stratégique du FGIS vers les infrastructures et le soutien aux PME pourrait jouer un rôle crucial dans le futur développement économique du Gabon. Ainsi, le FGIS ne se contente pas de gérer des actifs ; il s’affirme comme un levier essentiel pour l’avenir économique du pays, œuvrant pour un Gabon où la diversification et la durabilité sont au cœur des préoccupations.
Sorelle Ninguem


