(levoixdesentreprises.info) L’opérateur de télécommunications Orange Cameroun révèle avoir investi cette enveloppe conséquente dans le développement des centres d’innovation numérique (Orange Digital Centers), qui favoriseront l’apprentissage, l’entrepreneuriat et l’accès aux financements.
Orange Cameroun, acteur clé dans le secteur des télécommunications, s’engage fermement en faveur de l’innovation technologique à travers un investissement ambitieux de 1,5 milliard FCFA. Cet effort se matérialise par la création des Orange Digital Centers (ODC), des espaces dédiés à l’apprentissage et à l’innovation, qui visent à transformer le paysage numérique du pays. Ces centres offrent des programmes variés, allant de la formation aux certifications internationales, en passant par l’accompagnement entrepreneurial, tout en valorisant les talents locaux et en facilitant l’accès à des réseaux de financement.
Le premier axe de cet investissement se concentre sur la mise en place d’infrastructures modernes. Plus de 500 millions FCFA sont alloués à l’aménagement de sites dotés d’une identité architecturale distincte et équipés de technologies de pointe. À ce jour, Orange Cameroun a déjà établi cinq serres d’innovation, incluant un hub central à Douala et quatre ODC Clubs dans des universités à Buea, Dschang, Ngaoundéré et Yaoundé, avec une ouverture prochaine à Maroua. Ces espaces sont conçus pour encourager l’appropriation d’une culture d’innovation au sein de la jeunesse camerounaise.
Les ODC ne se limitent pas à fournir des ordinateurs et une connectivité. Ils sont équipés d’outils avancés tels que des imprimantes 3D, des fraiseuses numériques et des imprimantes laser, permettant aux utilisateurs de développer des compétences techniques essentielles. Ces centres comprennent trois espaces d’apprentissage distincts : l’École du Code, qui propose des formations avancées dans le domaine numérique, un atelier de fabrication numérique pour la création de prototypes, et l’espace Orange Fab, dédié à l’accompagnement des startups.
L’importance croissante du numérique au Cameroun est au cœur des préoccupations d’Orange. Le second axe de cette initiative repose sur la formation, avec près de 900 millions FCFA investis dans le développement de contenus éducatifs. Ces contenus vont de l’initiation au numérique aux certifications pour des métiers d’avenir. Les ODC s’efforcent de renforcer les compétences des entrepreneurs en fournissant des ressources diversifiées, des logiciels ainsi que des soutiens financiers ciblés.
Les défis et les concours organisés par les centres, ainsi que les formations et le mentorat offerts, constituent des outils précieux pour les chercheurs d’emploi et les entrepreneurs en devenir. Ces démarches visent à créer un écosystème dynamique propice à l’innovation et à la croissance.
En outre, les ODC du Cameroun s’intègrent dans un réseau mondial qui compte plus de 30 centres digitaux dans 25 pays. Cette connexion internationale permet un échange fructueux d’expériences et d’idées. Les participants peuvent ainsi prétendre à des défis internationaux tels que le POESAM et les Orange Summer Challenges, tout en ayant accès à des fonds d’investissement tels qu’Orange Venture, qui alloue 50 millions d’euros annuellement à l’Afrique, et d’autres initiatives comme Fuzé de Digital Africa.
Grâce à cet accompagnement, des startups camerounaises ont déjà levé plus de 340 millions FCFA. Ces résultats témoignent de l’impact positif des ODC sur l’écosystème entrepreneurial du pays. Le conseil d’administration d’Orange Cameroun a également annoncé un déploiement stratégique visant à étendre le concept des ODC à toutes les régions du pays, tout en planifiant l’implantation de nouvelles serres d’innovation dans un futur proche.
Cet investissement conséquent d’Orange Cameroun s’inscrit dans une vision à long terme, visant à doter le pays des outils nécessaires pour prospérer dans l’ère numérique. En favorisant l’innovation, la formation et l’accès aux financements, Orange Cameroun se positionne comme un acteur déterminant dans le développement technologique du pays.
Raphael Mforlem


